Haïkus et Mignardises – Laurent Ivaldi

J’ai parlé aux murs
Quoi que vous en pensez
Ils écoutent

Le jour se lève
La terre se révèle
Un rêve fini

Entendez le vent
Il chante aux hommes sourds
Entre les arbres

Que sais-je de la vie
D’autre que je n’ai vécu
Outre mes rêves

La terre de coton
L’hivers s’habille de blanc
Un son de coton


Mignardises

Cette cime dressée
Sous la lune jalouse
Accroche les étoiles

L’herbe frissonne et s’ébroue
Sous le chant de l’arrosoir.

Un Kaïku
N’est que l’air déplacé
Quand tu restes immobile
Et si tu veux un tanka
C’est le vent qui te déplacera

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