Nicole Milhac – Âme froissée


La sensibilité bercée parfois nos âmes

Ils m’ont appelée menteuse
Alors je les ai crus
Ils m’ont appelée voleuse aussi
Et j’ai tenté, sans grand succès
ils m’ont appelée paresseuse
Je m’y efforce encore par pur ennui

Je souffre d’un cœur froissé, je crois

À force, ils ont fini par faire effraction
À travers les vitres opaques du quotidien
Ô enfants de mon cœur échappés
Des caves sous les gravats
Vous êtes de libres oiseaux dansant
Au son de la musique des bergers

La sensibilité berce parfois nos âmes

Je suis usée à présent, mais
Tant de voix grises continuent
À ressasser dans ma tête vide
Leurs injonctions absurdes
Une mouche y bourdonne toujours
Même si je la chasse de la main

Je souffre d’un cœur froissé, je crois

La porte est devenue si lourde
Qui donnait sur la joie interdite
D’autrui qu’on aurait pu partager.
Où est cachée la clé du vivre?
Dites-le moi au creux de l’oreille
Vite, avant que je ne meure

La sensibilité berce parfois nos âmes

Chaque fois j’ai un peu plus peur de ne
Ne plus savoir recoller les tessons de ma vie.
Reste à aimer et sourire, partager la joie.
Je m’émiette à présent de tendresse
Pour vous Enfants de mon cœur
Qui êtes mes oiseaux dansants.

Je souffre d’un cœur froissé. À repasser
Je crois. Alors Mon âme deviendra berceau.

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