LA DAME DE LA CANTINE N°9 – Francoise salat Dufal – Fin

1992, se termina avec le début de mes congés de maternité, six mois pour un troisième enfant. Une jeune femme me remplaça, elle trouvait que j’étais bien trop dure, bien trop sévère, C’est vrai, j’exigeais qu’ils parlent bas, qu’ils fassent le silence pour sortir, table par table… Elle leur donna du lest, dès le départ. Elle fut embarrassée. Elle fut accusée, entre autres, injustement, de ne pas leur donner à boire. Elle avertit qu’elle n’y retournerait jamais, au grand jamais.

Le Maire s’étonna, Françoise, vous les punissez, vous ?

Bien sûr que oui ! Comme quoi, être trop gentille, une solution ?

Le premier jour de mon retour, ils assimilèrent rapidement, terminés les débordements, le bazar. SILENCE ! Vous sortirez table par table lorsque tous vous vous tairez…

Je ne suis pas pressée… Autant de récréation que vous n’aurez pas… Aucun problème…

Un garçon, déjà plus grand que moi, (ce n’est pas difficile), il avait dû redoubler, dans la cour, pour contester une de mes règles, je crois me rappeler qu’il ennuyait quelqu’un, se planta devant moi, sur ses ergots à me toucher, tel un coq, mais il lut dans mes yeux, que sans sa sécession, il allait récolter la troisième baffe de ma carrière de dame de la cantine, et que celle gifle-là, très réfléchie, allait marquer… Peut-être il aurait droit à un aller et revers, et de la droite… Je savais pertinemment, que son père me soutiendrait… Lui aussi le savait… Une autre époque… Dans ses yeux noirs, désormais, s’est lue sa détestation, je m’en moquais, pourvu qu’il obéisse et n’embête pas les autres. Pourtant lui, je ne l’avais pas touché… Heureusement toute la fratrie n’était pas ainsi… Un membre était absolument agréable…

Quelques temps après, je ne me souviens plus de la date, je lâchais la cantine, à regret, il est vrai. Au secrétariat, désormais à plein temps, je n’avais plus de justification, pour occuper ce second emploi.

De plus, inscrite depuis la rentrée 1990, à la faculté de Droit, j’avais besoin de temps. J’avais étudié pendant mon congé de maternité.… Tous mes instants libres y passaient, même l’été… À la veillée, je recopiais les cours. JC me faisait réciter. J’enregistrais les cours, je les écoutais à la sieste, ou au coucher. Super pour trouver le sommeil.

La fac organisait les TD, pour les salariés, dits « étudiants par correspondance » le samedi matin… Un chargé de TD, futur prof de Droit Civil, en marge d’une de mes dissertations, inscrivit « Style Marguerite DURAS » je ne crois pas que sous sa plume, ce fut un compliment… Sur celui d’une autre, il cita le « Tonneau des Danaïdes ».

Épuisée et heureuse :

— le jour, où j’obtins le DEUG, après trois années de dur labeur. Le Dictionnaire du Vocabulaire Juridique, fut mon cadeau, il coûtait 500 francs, pas encore l’€uro…

— Le 19 décembre 92, où je donnai naissance à 42 ans et demi, sans problème, ni arrêt maladie, ni congés pathologiques, à la maternité de BRIOUDE, fermée peu après, à FL, charmant nourrisson, qui but huit biberons, jusqu’à plus de trois mois… Il passa à sept, au bout de 48 heures, lorsqu’JC remplaça, sur un conseil éclairé, le lait, par de l’eau. Oui Papa à 52 ans, il se levait, la nuit… Comme je l’ai déjà écrit ici, c’est pas facile tous les jours, ni toutes les nuits, d’être parent d’un enfant de vieux !

Mais ce sont deux autres Histoires…

THE END !

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