Coups de gueule – Pierre Thevenin

Les coups de gueule de Pierre ne paraissent qu’aujourd’hui ( ils auraient dû paraitre lundi 24 ) mais cette semaine fut difficile pour nous tous…Le blog continue de vivre c’est ce que son Papa Henri aurait voulu même si je vous l’avoue, c’est dur de continuer sans lui. Merci à tous les lecteurs-trices du blog aux poètes et auteur(e)s de tout poil et plume qui nous ont témoigné leur soutien. Haut les coeurs Henri était est un artiste alors  » show must go on  » !

Elsapopin

Lundi 10 janvier sur ARTE : « 28 minutes ». Au début de l’émission, la Madame Loyal, Élisabeth Quin, invite toujours une ou deux personnalités dont elle fait d’abord le portrait en images. Plus exactement, elle se contente de lancer la séquence portrait. Eh bien, figurez-vous que ce jour-là elle avait sur le plateau Emmanuel Carrère pour son film « Ouistreham », d’après le livre de Florence Aubenas qui, à la façon, naguère, du journaliste allemand Günther Wallraff, auteur de « Tête de Turc », a infiltré incognito le milieu des agent(e)s d’entretien pour témoigner de leur condition, dans un ouvrage intitulé « Le quai de Ouistreham « ; la deuxième personne invitée était une certaine Hélène Lambert, non professionnelle qui, comme les autres participantes au film, y joue son propre rôle. Exceptionnellement, il n’y a eu de portrait ni de l’un ni de l’autre (on pouvait difficilement présenter Carrère et pas la jeune Hélène qui, hélas pour elle, n’avait pas d’« histoire »). À la place, on a eu droit à un portrait d’Ouistreham. La seule actrice de métier est Juliette Binoche dans le rôle de la journaliste. Elle aurait pu être présente, mais il fallait plutôt, en plus du réalisateur, une comédienne d’occasion puisque c’est la singularité du film. Et c’est incroyable de voir la condescendance avec laquelle la mère Quinquin a interrogé cette pauvre Hélène qui, je le répète, n’avait pas d’« histoire » !

La veille, dans « C politique », Carrère était également invité en compagnie d’une autre de ses comédiennes « sans histoire », une dénommée Évelyne Porrée. Celle-ci avait été traitée avec autant d’égards que le romancier-cinéaste. Il faut dire que Karim Rissouli sait recevoir, il est d’une autre envergure qu’Élisabeth Qui et ne se croit pas sur TF 1 ! En plus, la dame manque d’imagination : le lundi 17, elle a reçu le politologue allemand, naturalisé Américain, Yascha Mounk, qui, comme par hasard, était … l’invité de C politique » la veille.

Comment se débarrasser des « rats » ? Il suffirait d’avoir un flûtiste magicien, comme ce fut le cas à Hamelin, dans le Nord de l’Allemagne, s’il faut en croire la légende. Celle-ci est connue, mais je la résume en quelques lignes. Dans cette petite ville, les habitants (fortement embourgeoisés ou miséreux, c’est selon les versions), sont confrontés à une invasion de rongeurs. Un musicien surgi de nulle part apparaît qui, en jouant de la flûte, les débarrasse du fléau. Jusque-là, tout va bien, mais le flûtiste n’a pas agi de manière désintéressée. Lorsqu’il réclame son dû sonnant et trébuchant avec, en plus, la main de Greta, la fille du bourgmestre, main qui lui avait été promise par l’édile, on lui tourne le dos. Alors, il revient avec son instrument et entraîne, cette fois, les mouflets d’Hamelin + Greta jusqu’à une rivière où ils se noient tous (dans certaines versions, ils disparaissent dans une grotte ou encore au sommet d’une montagne).

Contre notre Rat à nous, il n’y a pas de magie, on a juste le petit Valls, qui vient de publier « Zemmour, l’antirépublicain ». L’ouvrage coûte 12 euros. Et lui ne demande rien de plus, même pas la mairie de Barcelone.

Et vive la pandémie, ma mère ! Depuis le début de la crise sanitaire, en 19 mois, les 1 % d’ultrariches ont plus que doublé leur fortune (de 700 milliards de dollars à 1 500 milliards, chiffre inédit, soit 15 000 dollars par seconde) tandis que les pauvres devenaient de plus en plus précaires.

Comment ont-ils fait ? Entre autres, ils ont acheté des actions dans des entreprises telles qu’AMAZON qui ont vu leur chiffre d’affaires exploser alors que les moins fortunés n’avaient pas de quoi investir et, de toute façon, ces cons-là ne suivaient pas les fluctuations du Nasdaq et du Dow Jones.

En attendant que l’humanité ne s’écroule sous le poids du changement climatique, ne pourrait-on envisager une économie où les entreprises vivraient de la seule vente de leur production, sans actionnaires parasites ? On peut rêver.

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