Marie Murski

Je passe au travers des guerriers
m’effiloche
en record de cerceaux en flammes.
Quand ils me renversent à la dent dure
je cherche le bon couteau.
Je n’ai jamais celui qu’il faut.
Eux, ils ont à l’ordinaire celui qui pend à leur ceinture
ortie blanche.
Mais la difficulté est toujours la même :
marcher droit
après une nuit d’épouvante
quand le coutelas planqué sous l’oreiller
se déplace en rampant vers les cuisses
glissant entre les feuillages humides,
écailles luisantes, langue chercheuse.
Ô, ne plus jamais voler dans les plumes
arrachées avec la peau des oies
sang séché dans l’oreiller
et entre mes jambes mortes
plus jamais.
Marie Murski – extraits – « Ailleurs jusqu’à l’aube » Editions Les Hommes sans Epaules.

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