Janine Martin-sacriste – Cette vie m’ennuie et pourtant je n’en veux pas d’autre.

Cette vie m’ennuie et pourtant je n’en veux pas d’autre.
J’aime ce silence et mon regard quotidien sur le jardin que seules les saisons distraient quelque peu.
Cette longue et large trainée d’herbe verte ponctuée de Bouleaux, de Charmes majestueux, de Noisetiers, d’Ifs et de Cyprès. Avec le théâtral Cotinus qui rouille en Automne comme bassine en cuivre, l’Olivier centenaire, le sculptural Arbousier, l’immense Cèdre bleu, le Platane sycomore et ses hélicoptères dont raffolent Apolline et Jane, les Lavandes, l’Oranger du Mexique, les Arbres à papillon, les Lilas mauves, le blanc Seringat, les Junepirus, les Agapanthes, les Bruyères, l’unique et vieux Rosier aux odorantes roses rouges.
Je suis couchée sur la méridienne et je sais que si je voulais me lever et sortir, derrière la maison, je trouverais, les Platanes-mûriers, les Cerisiers et les Noyers.
Le Laurier-sauce, les Romarins, les Simples parfumées et délicates, les Iris jaunes, mes préférés, les Iris bleus et violets, ceux de Mère, les Sauges enivrantes, les Acanthes pétaradantes en été, les Genêts maigrichons, encore des lavandes, le Figuier, les Fraisiers sauvages et le Muguet du printemps, les Roses trémières blanches, les Verges d’or et les Vendangeuses d’Octobre, les jaunes Hypericum, les Alteas mauves, les Lauriers roses, le petit Palmier récalcitrant, le Yucca insolent, les Succulentes qui s’épanouissent grassement entre les graminées géantes.
Le blanc Jasmin grimpant et odorant.
Les puissantes Bergenia et les Lys tigré.
Le Plantain que je laisse vagabonder pour réjouir les oiseaux.
Le Liseron aux délicates et blanches corolles, le Lierre vernissé et têtu.
Mes Cactus adorés, fous dangereux qui me réjouissent et envahissent les terrasses.
Et, ma lessiveuse de Papyrus et Bambous aquatiques.
Et les fleurs sans-noms que les oiseaux déposent au gré de leurs déjections.
Et je me dois d’avouer ma grande et envahissante folie… galets, pierres et cailloux, qui ceinturent, qui ruissellent, qui veillent sur moi, sentinelles silencieuses et rassurantes.
Bref…
qui a dit enfin ?
Je t’aime mon jardin, tu ne seras jamais aussi beau que mon ancien…
jardin, mais le temps joue en ta faveur.
Dans dix ans nous referons le point.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s