Haïkus – Laurent Ivaldi

Insidieusement
Contre vent et marécages

Ainsi va la vie

Mes rêves passés
Puis le jour couche la nuit
Et les étoiles

Que sais-je de la vie
D’autre que je n’ais vécu
Outre mes rêves

Tres tôt ce matin
Il est dix heures quarante cinq
Mon plaisir d’ado

La terre de coton
L’hivers s’habille de blanc
Un son de coton

C’est le paradis
Qu’un jour qu’une nuit ont fuient
Et l’homme rêve

J’ai des souvenirs
Fumée brume et éther
Quelque part en moi

Les vitres lissent
Une nature morte
vitrifiée dehors

Je vois ma paume
Sur les lignes de ma mains
Le chemin tracé

Sous la pluie d’été
Les odeurs de la terre
Je suis la terre

Laurent Ivaldi

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