Gilles Compagnon – je me plante là

je me plante là
à te lire
et tout me porte
ailleurs
à te penser près

chaque point
à la ligne
porte nos pas
à l’amble de nous

nous marchons
à nous dire
dans l’emport
d’un retour

ton corps
de lecture
fait pont
à mes mots

une rivière
d’émaux bleus
franchit
mon seuil
on se colle
on se boit

nos pieds
se comptent
en pontuation

j’ai ton bras
à mon coude,
on se touche
on ne se voit pas,

copieux instant !

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