LA COMPLAINTE DU VIEUX – Poésie Hzl

Loin des yeux,
Près du cœur,
Tu flippes vieux,
Plus d’odeurs.
Les lilas fanés,
Flinguent ta vie,
Tu as vanné,
Le ciel en sursis.
La vague folle,
Se casse la gueule,
Sur tes guiboles,
Mon aïeul.
Passe les mots,
À ton prochain,
Ride ta peau,
En parchemin.
Elle est chouette,
Ta casquette vieux,
Elle part en miettes,
Plus de cheveux.
On part plus tard,
Paraît-il,
Ça sent le placard,
Ainsi soit il.
Composte ton billet,
Referme ton veston,
Tu seras l’objet,
De consommation.
Le lit blanc,
Ta maison,
L’enfermement,
Simple déraison.
On oublie la mémoire,
On efface l’espoir,
Tu bouffes le feutre,
De nos plaies de pleutres.
Dans le couloir,
Ça délire,
À l’isoloir,
Tu vas pourrir.
Hey vieux faut sourire,
On est là à gueuler,
Pour voir et sentir,
La peur s’éventrer.
Lève la tronche au soleil,
Les yeux en éclairs,
Pauvre aveugle c’est le bordel,
La fois pisse en l’air.
Casse les reins,
Des poussières,
On s’en fout, hein,
De tes artères.
Tu pètes ta cane,
Sur le tombeau,
Tu frappes ton crâne,
Contre les idiots.
Enterre tes prières,
Les traces de notre terre,
On avance en arrière,
Entre pères et mères,
Casse ta pipe en hiver,
Ici on creuse la frontière,
Du désert de l’enfer.


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