Un jour un destin de femme : Catherine de Médicis, reine de France – Carmen Montet

Catherine de Médicis

Catherine de Médicis nait le 13 avril 1519  à Florence (République florentine) sous le nom de Caterina Maria Romola di Lorenzo de’ Medici . Elle est la fille duc duc d’urbino Laurent II de Médicis (1492-1519),  et de Madeleine de la Tour d’Auvergne (1498-1519). La petite fille n’a pas de chance quelques jours après sa naissance ma mère décède et son père seulement trois semaines plus tard laissant la petite orpheline aux bons soins de sa grand-mère paternelle (Alfonsina Orsini) puis de sa tante (Clarice de Médicis) et de sa cousine  Maria Salviati. Unique héritière de la fortune des Médicis elle prend le titre de duchesse d’Urbino, ce qui lui vaut le surnom de duchessina (la petite duchesse) de la part des Florentins.

Elle n’a que 14 ans lorsqu’en 1533 on la marie avec le futur roi de France Henri II qui a le même âge qu’elle.

Par son mariage elle devient Dauphine et duchesse de Bretagne de 1536 à 1547, puis reine de France de 1547 à 1559.

Mère de 10 enfants, trois d’entre eux deviendront rois de France : François II, Charles IX, Henri III et deux de ses filles Élisabeth et Marguerite ( dit Margot ) deviendront respectivement reine d’Espagne et reine de France. Enfin Claude sera elle duchesse de Lorraine et de Bar.

Catherine de Médicis régne sur le royaume de France en qualité de reine-mère et de régente de 1560 à 1563.

Figure incontournable du XVIe siècle, elle est considérée comme l’une des responsables des guerres de religion qui opposèrent catholiques et protestants à cette époque et irremediable lié au massacre de la Saint Barthélémy ( 24 août 1572 ). L’histoire la dépeint comme une femme intrigante, éprise du pouvoir et prête à tous les crimes pour le conserver.

La vérité historique tendrait plutôt pour une femme de caractère et d’influence qui dirigea  » en coulisse  » le destin de la France durant une époque difficile et troublée ( guerres de religion et d’accession au trône de France ) en tentant d’instaurer en janvier 1562 la liberté de culte pour les protestants. Mais la conspiration organisée  Louis Ier de Bourbon-Condé (surprise de Meaux, 28 septembre 1567 ) qui visait à enlever le roi Charles IX et la famille royale déclenche la deuxième guerre de religion ( 1567-68 ) et le massacre de la Saint Barthélémy dont beaucoup attribuent la responsabilité à la reine-mère.

La petite orpheline

Orpheline quelques semaines seulement après sa naissance, le jeune Catherine est alors élevée par la famille paternelle : les Médicis, qui joueront un rôle important dans l’éducation et l’enfance de la jeune fille. Elle bénéficie ainsi de la protection de son grand-oncle le pape Léon X, puis surtout de celle de Clément VII, un de ses cousins, élu pape en 1523 et qui la loge dans son Palais Medici-Riccardi.

L’enfance de la jeune florentine sera perturbée par la guerre que se livrent Clément VII et l’empereur Charles Quint. Les républicains florentins profitent de la défaite du pape et du désordre qui règne à Rome pour se révolter contre les Médicis et prendre le contrôle de la ville, et en 1529, Catherine est prise en otage par les républicains, qui menacent de la violer et de la tuer quand les troupes de l’empereur du Saint-Empire romain germanique mettent en place le siège de la ville. Catherine qui n’a alors que dix ans restera toute sa vie marquée par la cruauté politique de ce conflit.

Pour sa protection, on la place dans différents couvents où, par souci de sécurité, on lui fait prendre l’habit de nonne. Par la suite la fillette sera emmenée à Rome au Vatican où, désormais, elle grandira auprès de Clément VII.

Le mariage

Placée sous la protection directe du pape, elle reçoit une éducation très soignée et bénéficie ainsi d’une culture raffinée, imprégnée d’humanisme et de néoplatonisme.

En 1533, le Pape et le roi de France Francois 1er font alliance. Celui-ci a pour projet de la marier à l’un de ses fils cadets,Henri, alors duc d’Orléans et cela afin d’amoindrir l’influence de Charles-Quint sur le Pape. En effet. En tant qu’unique héritière de la branche aînée des Médicis, famille régnante sur Florence, et avec un oncle à la tête des États pontificaux, Catherine représente, un parti utile pour le roi de France dans le contexte des Guerres d’Italie. Néanmoins, seules les filles d’empereurs ou de rois étant considérées comme dignes de devenir reine de France, on préfère attendre un meilleur parti pour le dauphin François III de Bretagne et marier Catherine, d’origine roturière, au jeune frère du dauphin, Henri, non destiné à régner.

Catherine quitte donc Florence  et rejoint la France à bord de la galère du pape. Elle apporte avec elle une dot de 100 000 écus d’argent et 28 000 écus de bijoux, ce qui lui vaudra de la part de courtisans persifleurs les surnoms de « la Banquière » ou « la fille des Marchands ». Il avait été convenu dans le contrat que le pape procurerait une dot assez importante pour combler le trou des finances royales. Le mariage a lieu à Marseille, en présence du pape, venu s’entretenir avec le roi et lui remettre personnellement la main de Catherine, le contrat de mariage étant signé après le traité d’alliance, qui prévoit que le pape aide le roi François  à reconquérir le duché de Milan et de Gênes en échange du mariage.

Mais l’alliance avec la papauté ne procure finalement pas à la France les effets escomptés du fait de la mort de Clément VII l’année suivante. Le pape Paul III rompt le traité d’alliance et refuse de payer la dot à François, qui se lamente en ces termes : « J’ai eu la fille toute nue ».

Au début de son mariage, Catherine n’occupe que peu de place à la Cour, bien qu’elle y soit appréciée pour sa gentillesse et son intelligence. Elle n’a pas quinze ans, ne parle pas bien le français et son jeune mari est plus intéressé par son amie et confidente Diane de Poitiers que par la jeune épouse florentine qu’on lui a imposée.

La dauphine de France

Mais le destin de Catherine bascule brusquement  le dauphin François, héritier du trône meurt soudainement, faisant de l’époux de Catherine le futur roi de France. Catherine devient dauphine de Viennois et duchesse de Bretagne (1536-1547 et prend ses marques à la Cour.

Alors qu’elle craint de plus en plus d’être répudiée, Catherine mettra dix ans pour avoir son premier enfant, elle accouche finalement d’un héritier : François, futur François II de France. Sa naissance, suivie l’année suivante par celle d’une fille, baptisée Élisabeth, conforte la position de Catherine à la cour.

À la mort de François 1er le 31 mars 1547, Henri d’Orléans monte sur le trône sous le nom d’Henri II et Catherine devient reine de France. En novembre, Catherine met au monde son troisième enfant, une fille, prénommée Claude en hommage à la mère du roi.

La Reine de France

Catherine, le roi et leurs enfants

Le ,10 juin 1549 Catherine est officiellement sacrée reine de France à la basilique de Saint-Denis. Le rôle qui lui est conféré à la cour consiste à procréer. En l’espace d’une quinzaine d’années, Catherine met au monde dix enfants, dont sept survivent. Les difficultés de l’accouchement de jumelles en 1557 achèvent ces maternités successive

Des italiens à la cour 

Dans sa maison, Catherine réunit autour d’elle une cour, où elle place de nombreux compatriotes italiens. Elle reste très attentive à la politique italienne de la France et protège les opposants au grand-duc de Toscane, qui se sont exilés dans le royaume. Elle incite Henri II à confier des responsabilités militaires ou administratives à ces Italiens, qui préfèrent servir la France plutôt que l’empereur. Parmi ces hommes, se trouvent Simeoni, le jeune Gondi (qui deviendra l’un des conseillers les plus influents de la reine dans les années 1570) et les cousins de Catherine, les frères Pierre et Léon Strozzi, qui s’illustrent au service du roi.  Mais Catherine doit aussi y supporter la présence de la favorite royale Diane de Poitiers.
 

Ses enfants

Des dix enfants qu’elle aura sept arriveront à l’age adulte et trois seront rois de france.

François II mort à seize ans

Isabelle de France reine d’Espagne

Claude de France duchesse de lorraine

Louis de France mort à un an et huit mois

Charles IX roi de France

Marguerite de France dite  » la reine Margot  » ,reine de Navarre et première épouse de Henri IV

Francois de France mort à 31 ans

Victoire et Jeanne les jumelles mortes quelques temps après leur naissance

Le règne des enfants

Francois II

Le Duc de Guise

Lorsque son fils François monte sur le trône, Catherine de Médicis lui recommande de confier les rênes du gouvernement à la famille de son épouse : les Guise que Catherine soutient, par ailleurs elle approuve la mise à l’écart opérée par eux du connétable et de Diane de Poitiers. Elle-même intervient dans la redistribution des faveurs royales en échangeant avec l’ancienne favorite le château de Chenonceau contre celui de Chaumont.

De par l’ascendant qu’elle exerce sur le jeune roi, la reine mère joue un rôle central dans la politique du royaume et au sein du conseil royal mais, en réalité ce sont les Guise qui tiennent les rennes du pouvoir.

Le problème protestant

Catherine entame dès la mort du roi un dialogue avec les protestants. Elle se dit prête à accepter leur présence à la condition qu’ils restent discrets et qu’ils ne s’assemblent pas (et ainsi éviter l’agitation dans la population). Progressivement, elle devient face aux Guise le plus ferme soutien des partisans de la tolérance civile 

L’ampleur du mécontentement provoqué par les Guise au printemps 1560 oblige ces derniers à céder davantage de pouvoir à Catherine de Médicis. Jusqu’alors réservée et marquée par la douleur du deuil, la reine-mère prend davantage part aux affaires. La montée du parti modérateur accroît son influence politique et le parti de la répression est contraint de l’écouter davantage. Elle s’entoure de conseillers modérés favorables à la Réforme et favorise leurs idées au sein du conseil royal. Parmi eux se trouvent des hommes d’Église comme Jean de Morvillier, Jean de Monluc (suspecté par Rome de protestantisme) ou encore Paul de Foix.

 Michel de L’Hospital

En juin, grâce à elle Michel de L’Hospital, opposant à la répression, est nommé chancelier de France. En août, elle parvient à réunir à Fontainebleau une assemblée de notables pour discuter des problèmes du royaume et appuie malgré l’hostilité du pape, la tenue d’un concile national pour réformer l’Église de France.

La mort de son fils François II la meurtrit profondément mais lui permet de prendre en main les rênes du pouvoir.

Charles IX

Le frère cadet du roi monte alors sur le trône sous le nom de Charles IX mais comme il est encore mineur ( 10 ans ), Catherine de Médicis est déclarée régente. Face aux troubles religieux, elle met en place avec le soutien de conseillers modérés une politique de conciliation. L’échec de sa politique la conduit toutefois à durcir à plusieurs reprises sa position à l’égard des protestants.

Une politique de conciliation

Dès ,décembre 1560 des États généraux regroupant les trois ordres de la société sont tenus à Orléans. Ils siègent de nouveau durant l’été 1561. Enfin au mois de septembre de cette même année a lieu le Colloque de Poissy destiné à réconcilier la religion catholique et la religion protestante. En agissant ainsi, Catherine de Médicis se met à dos le pape Pie IV et les catholiques intransigeants, mais elle demeure très optimiste quant à l’évolution de la situation.

Pour finir, en janvier 1562 Catherine de Médicis promulgue l’Édit de janvier, qui constitue une véritable révolution, puisqu’il remet en cause le lien sacré entre unité religieuse et pérennité de l’organisation politique. L’Édit de janvier autorise en effet la liberté de conscience et la liberté de culte pour les protestants, à condition que ceux-ci restituent tous les lieux de culte dont ils se sont emparés. Cet édit fait partie de la politique de concorde voulue par Catherine de Médicis et Michel de L’Hospital. Pour eux, les réformés ne sont pas la cause du mal qui s’est abattu sur la terre.

Mais l’Édit de janvier échoue à cause des antagonismes trop forts qui opposent protestants et catholiques. Un triumvirat composé des trois anciens favoris d’Henri II s’oppose à la politique de tolérance de la reine-mère. Antoine de Bourbon, roi de Navarre choisit le camp des catholiques. La position de la régente est difficile. Elle espère un soutien de la part du prince de Condé, le chef des protestants.

L’échec de la paix

Catherine tente encore de provoquer des rencontres entre les belligérants, mais finit par se résigner à la guerre devant la résolution des chefs militaires à en découdre.

 En 1563 Charles IX devient majeur. Catherine abandonne la régence, mais Charles IX la confirme immédiatement dans ses pouvoirs. Pour Catherine, l’heure est à la reconstruction, car la guerre civile a entraîné de très profondes destructions.

La marche à la guerre

Après quatre années de paix, le conflit religieux reprend. En 1567, le prince de Condé tente de s’emparer du roi par surprise. C’est la « surprise de Meaux » : Charles IX et Catherine se réfugient à Paris, stupéfaits de la trahison du chef des protestants. Catherine impute au chancelier L’Hospital l’échec de la politique de tolérance civile et le renvoie. Le pouvoir royal décide d’en finir avec les rebelles et de terribles guerres s’ensuivent, ruinant le pays.

Pour concrétiser une paix durable entre les deux partis religieux, Catherine tente d’organiser le mariage de sa fille, Marguerite avec le prince protestant Bourbon Henri de Navarre. Après la consécration des Espagnols à la bataille de Lépante, Catherine se rapproche des puissances protestantes en établissant une alliance avec Élisabeth d’Angleterre 

Le massacre de la Saint Barthélémy

Catherine de Médicis sur le conseil de certains membres de son entourage, réussit à convaincre le roi de faire tuer les principaux chefs huguenots montés à Paris pour les noces. Le massacre, dit de la Saint-Barthélemy, commence dans la nuit du 23 au 22. aout 1572. En dépit des ordres du roi et de sa mère pour l’arrêter, il s’étend les jours suivants avec l’aide du peuple excité par quelques prédicateurs catholiques à tous les protestants parisiens, puis les mois suivants en province. Il fait plusieurs milliers de victimes.

Le massacre de la Saint-Barthélemy a suscité un important débat historiographique. Des thèses historiques contradictoires se sont longtemps affrontées sur la responsabilité de la reine dans ce massacre. Aujourd’hui, les historiens n’estiment plus que le massacre ait pu être prémédité. Face à une situation explosive, la reine et le roi se seraient résolus à prendre une décision exceptionnelle.

Ce massacre, qui fait plusieurs milliers de victimes à Paris puis en province, pèsera lourd sur la popularité de Catherine chez les protestants et dans l’Histoire. Catherine a prit le parti de rompre avec sa politique de concorde et de contraindre les protestants à revenir à la religion catholique. Deux ans plus tard, Charles IX meurt d’une pleurésie.

Le règne d’Henri III 

À l’âge de vingt-trois ans, le duc d’Anjou, quatrième fils de Catherine, succède à son frère sous le nom de Henri III. Connu pour être le fils préféré, et sans doute le plus intelligent, le nouveau roi entend gouverner par lui-même. Catherine continue d’exercer le pouvoir, mais elle ne peut plus agir sans le consentement du roi.

La diplomate

Diplomate hors norme, La reine mère intervient surtout pour accommoder ou modérer les partis ennemis. C’est elle qui mène les négociations et parcourt le royaume pour faire respecter les édits de paix et l’autorité du roi. En 1578, elle entame un nouveau tour de France au cours duquel elle rencontre son gendre Henri de Navarre devenu l’un des chefs protestants et le réconcilie avec sa fille Marguerite avec qui il s’était brouillé. En dépit de ses rhumatismes, Catherine continue son voyage en litière et à dos de mule. Se privant la plupart du temps de confort, elle traverse des régions aux mains des rebelles. En Languedoc où elle séjourne, en mai 1579, au château de Lavérune pour éviter la peste qui sévit sur la ville de Montpellier31 et en Dauphiné, où elle rencontre les chefs protestants. Toujours portée par son optimisme, elle espère même rejoindre son fils François en Angleterre po

Les dernières années

Ses derniers mois s’assombrissent avec la montée en puissance de la Ligue catholique qui, à l’occasion de la journée des barricades ( 1588 ), prend possession de la ville de Paris. Prisonnière dans la ville, Catherine se fait l’intermédiaire du duc de Guise pour le réconcilier avec le roi, ce qu’elle croit avoir réussi, lorsqu’ils se retrouvent à Chartres. Catherine entreprend ensuite son ultime voyage lorsque la cour se rend à Blois pour la réunion des États généraux. À l’arrivée de l’hiver, Catherine prend froid. Sa santé se dégrade rapidement avec l’assassinat du duc de Guise qui l’inquiète, d’autant plus que le roi ne l’avait pas avertie. Quelques jours plus tard, elle demande un confesseur, reçoit les derniers sacrements et meurt d’une pleurésie, entourée de l’amour des siens, mais complètement abattue par la ruine de sa famille et de sa politique, à l’âge de 69 ans.

Mais qui était en vérité Catherine Médicis ?

Beaucoup d’historiens l’ont décrite comme une reine assoiffée de pouvoir, jouant avec les alliances, voulant diriger la couronne et imposant à ses fils ses propres choix.

D’autres l’ont dépeinte comme une femme mystérieuse dangereuse versée dans l’ésotérisme et la magie noire entourée de magiciens, d’alchimistes d’astrologues usant du poison et de sortilèges ; une femme férue de sorcellerie utilisant des forces surnaturelles pour protéger sa famille.

Pour certains c’était une italienne restée italienne, entourée d’italiens qui a toute sa vie parlé difficilement le français .Peu attrayante physiquement, blessée, humiliée, elle a du accepté des années durant , la favorite flamboyante du roi Diane de Poitiers .

Les historiens d’aujourd’hui la présentent comme une grande reine ,une femme politique qui a essayé d’éviter le pire, la guerre civile aux catholiques et aux protestants.Une mécène , qui a protégé et développé les arts, qui n’a eu qu’un seul leitmotiv : assurer la couronne à ses enfants.

D’autres insistent sur son caractère sobre, dévot sérieux , aimante dévouée à son mari, qui portera le noir à la mort de son époux et cela jusqu’à sa propre mort.

Pour d’autres encore c’est son intelligence que l’on doit retenir et son courage sa force de caractère comme ses tours de France pour porter au plus près des gens   la parole du roi.

Enfin beaucoup insistent sur le caractère maternelle de cette reine : c’est la mère protectrice qui entoure ses entants , qui les épaule, les remplace (la régente) la louve qui est  auprès d’eux , qui fait tout pour les préserver le pouvoir royal , des aléas  de la vie ..

Qu’en est -il ?

 Catherine de Médicis est un peu tout cela à la fois !

.Une reine « mère » avant tout : orpheline à la naissance elle n’a pas eu le bonheur de grandir avec ses parents.Elevée par des proches, ce vide abyssal n’a pu être comblé et elle a tout fait pour que ses enfants  vivent dans une famille où  sa présence était  quotidienne 

Elle  a craint d’être répudiée car il a fallu qu’elle attende dix ans pur avoir son premier enfant ! Elle a été toute sa vie aimante vis -à -vis du Roi. Elle a élevé sa petite fille Christine lorsque sa fille Claude est décédée et a réussi à réconcilier Henri de Navarre ( Henri IV avec sa fille Marguerite (la reine Margot, ci dessous).

Une femme politique une négociatrice : la peur de la guerre civile vécue toute enfant l’a marquée : elle a voulu avant toute guerre , chercher les compromis pour préserver la paix  .Son enfance l’a préparée à survivre à des moments très difficiles : la révolte des républicains de Florence et leurs menaces, la fuite, l’isolement..

Une femme de caractère  : elle  a su mettre en place les bases d’une réconciliation entre français (liberté de culte)

Une mécène tournée vers les arts et la littérature qui a apporté à la cour du Roi un renouveau culturel et littéraire.

Une adepte d’astrologie : Elle avait dans son cercle un astrologue Come Ruggieri qu’elle consultait à chaque naissance de ses enfants. Cet astrologue était- il aussi un mage ? Un alchimiste ? N ‘oublions pas qu’à cette époque ,à la Renaissance , l’astrologie, les sciences divinatoires sont à la mode, et que Nostradamus est le mage le plus demandé.

Catherine de Médicis ne parvient pas à  donner un héritier à  la couronne. Pendant dix ans, menacée de répudiation, elle essaie toutes les recettes de fertilité que lui propose son entourage italien. Elle prend des drogues fournies par les médecins de la Cour, Louis de Bourges et Jean Fernel, consulte alchimistes et sorciers, porte des talismans et boit des philtres dont certains lui sont indiqués par le connétable Anne de Montmorency, l’ami dévoué de son mari. Mais, finalement, le remède le plus simple se révèle être aussi le plus efficace : la dauphine, tenant compte des conjonctions astrales, fréquente avec assiduité le lit conjugal. En mai 1543, la voilà  enfin enceinte et, le 19 janvier 1544, elle donne naissance à  un garçon dans le château de Fontainebleau. Aussitôt, les astrologues royaux 

Dans le sud de la France, la réputation d’un astrologue n’est plus à faire ! Il est mandé à la cour du roi Henri II auprès de la reine : c’est Michel de NotreDame  Nostradamus .. 

 En 1555, Nostradamus lui prédit que trois de ses enfants vont régner : François II, Charles IX et Henri III ! En revanche rien sur la naissance cauchemardesque de ses jumelles en 1557.

Nostradamus avait prédit la mort du roi Henri II dans un de ses quatrains.

 La reine a la sensation d’être en lien avec les forces du ciel, de percer le mystère des êtres et des choses, par-delà les querelles terrestres et religieuses.

Son astrologue  attitré Come Ruggieri  lui avait prédit qu’elle mourrait près de Saint Germain . Toute sa vie elle s’éloigna de St Germain- en- Laye et des lieux qui portaient ce nom.

Sur son lit de mort, lorsqu’elle demanda son nom au confesseur appelé auprès d’elle pour lui porter l’extrême-onction, celui-ci répondit : Julien de Saint-Germain !!!

Catherine de Médicis fut  une femme de son temps une reine qui consulta les voyants et astrologues (d’ailleurs les présidents et les rois de nos jours les consultent toujours ) . 

Ce fut  une mère marquée par son enfance d’orpheline son absence de structure familiale : une mère un père des frères et des sœurs. Son retard de maternité , l’a  fragilisa. Pour elle , la famille son époux ses enfants étaient  tout : ses plus grandes richesse .Elle accepta même l’existence de la favorite de son mari, par amour pour lui .

Elle sera auprès de ses enfants tout le long de sa vie et consacrera toutes ses années à les servir dans la politique et dans le domaine privé . 

 Catholique, croyante elle chercha  à préserver  la paix,  favorisa  la réconciliation et d’adonna  à la charité.

Ni sorcière, ni illuminée, ni réactionnaire ni laxiste , ni avide de pouvoir, ni désintéressée, elle n’aura d’ambition que le bien de ses enfants,

Catherine Médicis fut sans conteste une grande reine, qui mérite bien qu’on la découvre sous un nouvel angle.

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