Françoise Salat Dufal – » La malédiction du petit pois « – feuilleton 5 et fin

Vendredi, 18 heures, nous sommes assis sur les vieilles terrasses de bar, lattes en fer, avec Angela, sous l’Hedelfingen, dont les branches se baissent jusqu’à terre pour nous caresser (cf. A. Daudet), et qui n’a pas donné la moindre cerise ce printemps ; JC se lamente, sur un présumé rat, présumé coupable de grignoter ses tomates, en rez-de-potager. Voilà, Cécile. Zut, je porte déjà une Damart de nuit, bras et chevilles couvertes, vert amande. Avec, par-dessus un tee-shirt mauve. Cécile, elle, élégante, m’annonce, souriante :
⸺ Tenez, je vous ai trouvé des petits pois, j’en ai pris trois lots…
Neuf boites, bonheur indicible. Je la remercie avec gratitude ; machinalement, je regarde dans le sac en papier. Que vois-je ? Au fond, sous le pain Harrys 100 % Mie, j’aperçois, trois lots, que je reconnais immédiatement, pas le moindre pois, des FLAGEOLETS. Qui plus est, de la marque du magasin…
En plaisantant, je m’en ouvre à Cécile, sans toutefois mentionner l’erreur de marque… Cécile sort un lot, baisse sur le bout de son nez, ses lunettes de soleil, pour le mieux scruter et éclate de rire. Le rire est communicatif, tout le monde le sait ou presque. Angela, entre deux éclats sonores, en profite pour solliciter des excuses de ma part, si ELLE, ELLE avait fait ça… Bref ! On se marre longuement devant mon portail. JC, lui, se rengorge modestement !
Voilà, ici, toujours en manque de petits pois. Et donc de taboulé maison… « On a toujours besoin de petits pois chez soi », vous rappelez-vous cette publicité ? Elle date, mais de circonstances ICI.
Ce qui m’inquiète, Cécile et Angela, avant de partir, parlent pois chiches ; Cécile en ajoute dans son taboulé… Je crains le pire, d’autant plus que je ne raffole point de ces indociles billes. JC, oui, et il connaît des périodes j’achète-des-pois-chiches…
«On n’est jamais si bien servi que par soi-même » ?
Soudain, rapplique Zélindor, mon bisaïeul, abandonné à moins de 24 heures, par sa mère domestique, au Puy, en décembre 1843. Je tiens peut-être de son géniteur ? My unknown great great grandfather ! Qui se faisait servir ? Et se servait trop ?
THE END…

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