Johanna et le printemps -Laetitia Extrémet


tu dis
tes grands yeux bleus de petit oiseau vide
tes aquarium noyés
tes nuits de pleine dune
et tes regrets ;
je dis
les frêles ondes de tes yeux, la pluie
ton chant d’ivoire
toujours m’abondent
et me dérivent ;
au-delà du brouillard
me trouble ton reflet
je garde sur ma peau,
ourlée, la morsure
de ta bouche de lune
tes dents de lait
et sur la rive, je rêve
d’une île
m’abreuve à ton miroir


Je veux encore mon Ange
ton chant et tes arpèges
et chanceler
aux doux accents mêlés
de ta voix de mésange
frêle,
je veux entendre
ta mélopée mon Ange
et l’arc en ciel
orange de tes ailes
bleutées ;
chante encore les orages
ma belle étrange
aux yeux de fièvre
et d’impatience,
chante les songes
la buée de tes aubes
et ta baie de silence.


elle est belle
tout est ciel à sa bouche
comme un essaim d’abeilles
elle vole
et les fleurs s’en étonnent
l’azur se mêle à sa voix traversière
à son souffle de rose
alors elles la jalousent
et moi tout près je me pose
j’ose dire l’aura de son visage
sa senteur buissonnière
son rire me frôle
et je m’irise
dans les roseaux je m’abandonne
ici commence
le repos des rivières


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