Les preuves de la civilisation du Nord (Hyperborée) enfin retrouvées par Carmen Montet

La civilisation du Nord (Hyperborée) enfin retrouvée

Avant la montée des eaux – 12 000 avant JC et les déluges successifs de la terre, le Nord (Hyperborée) était une région agricole habitée.PUBLICITÉ

En menant une expédition dans la mer du Nord, des archéologues ont découvert plusieurs artéfacts qui suggèrent que les profondeurs pourraient cacher des villages engloutis qui étaient habités il y a plus de 10.000 ans.

La mer du Nord a-t-elle un jour abrité une civilisation ? C’est le mystère que des archéologues tentent de résoudre depuis plusieurs années. Située au nord-ouest de l’Europe, cette mer épicontinentale s’étend sur quelque 575.000 kilomètres carrés et constitue l’une des zones maritimes les plus actives au monde. Mais ça n’a pas toujours été le cas.

Il y a des dizaines de milliers d’années, il n’y avait même pas de mer à cet endroit. Du moins pas aussi étendue. A cette époque, toute une partie de la mer du Nord était ainsi constituée de terres émergées.

Les chercheurs ont nommé cette zone – située entre le Royaume-Uni et le reste de l’Europe – « Doggerland » en référence à Dogger Bank, un banc de sable situé dans le Yorkshire et autrefois fréquenté par les pêcheurs.

Selon les recherches, ce n’est qu’il y a environ 12.000 ans, après la fin du dernier âge de glace, que le niveau des eaux a commencé à monter. Le Doggerland aurait alors fini par être englouti, ne laissant dépasser à la surface que le Royaume-Uni et quelques îles. Mais le passé de cette zone n’est pas resté longtemps englouti.

Ces dernières décennies, des bateaux de pêche et des engins de dragage ont révélé par hasard de nombreuses découvertes archéologiques dans un périmètre nommé « Brown Bank » situé entre l’Angleterre et les Pays-Bas. Des outils en silex, des pointes de lance et même des ossements humains suggérant que les terres n’étaient peut-être pas seulement émergées, elles étaient aussi peut-être habitées.

Pour en savoir plus, une équipe constituée de scientifiques britanniques et belges a mené une nouvelle expédition dans les profondeurs de la mer du Nord. Des recherches qui semblent confirmer une nouvelle fois que le Doggerland aurait bien abrité une civilisation il y a plus de 10.000 ans.

Reconstruire les paysages engloutis

Pour en arriver là, les chercheurs ont procédé par étape. Dans un premier temps, ils ont recréé les paysages engloutis en utilisant les données fournies par des compagnies d’exploitation pétrolière, de développement de parc éolien et de l’industrie du charbon. Puis, ils se sont servis des paysages modélisés pour identifier des zones présentant une forte probabilité d’activité humaine passée.

« Notre travail est d’examiner tous les prélèvements réalisés dans les fonds marins et de reconstruire la géologie de l’environnement au cours des 100.000 dernières années », explique dans un communiqué le Dr Martin Bates, géoarchéologue de l’Université 

L’étape suivante a consisté à se rendre sur le terrain. Les chercheurs ont ciblé trois des zones identifiées qu’ils ont explorées et où ils ont réalisé des prélèvements. Ceci leur a permis d’obtenir les images les plus précises jamais collectées des profondeurs mais aussi de découvrir plusieurs échantillons de tourbe et de bois ancien, témoignant de l’existence d’une étendue boisée dans la région.

Dans l’une des trois zones, ils ont mis en évidence deux fragments de silex, un premier petit qu’ils pensent être une sorte de déchet issue de la fabrication d’outil en pierre et un second plus grand qui se serait détaché d’un maillet en pierre. Un objet qui aurait pu lui-même faire partie d’un ensemble d’instruments utilisé pour la conception d’outils

La découverte des artéfacts en pierre démontre non seulement que ces paysages étaient habités mais aussi que les archéologues peuvent, pour la première fois, rechercher des preuves d’occupation humaine dans les eaux profondes de la mer du Nord avec une relative certitude de succès

Les  » frontières perdues  » de l’Europe

Pour le moment, on ignore tout des ancêtres qui auraient pu vivre dans la région il y a plus de 10.000 ans. Mais les spécialistes supposent qu’il s’agissait d’une société de chasseurs-cueilleurs qui migraient en fonction des saisons, chassaient, pêchaient dans les cours d’eau voisins et cueillaient des végétaux comme des noix ou des baies.

Ces recherches complètent le projet baptisé « Europe’s Lost Frontiers » (« les frontières perdues de l’Europe ») qui vise à explorer le paysage englouti sous la mer du Nord et avait déjà récemment révélé la découverte d’une forêt fossilisée.

Plus au nord -ouest le Groenland aurait été une foret boréale

Le Groenland -« terre verte » en danois- n’a aujourd’hui de végétal que le nom mais une nouvelle étude montre que l’immense île arctique était jadis privée de glaces, vraisemblablement il y a environ un million d’années.

La calotte glaciaire aurait déjà entièrement fondu dans le passé

Source: sciencesetavenir.fr

Oubliées pendant des décennies et récemment redécouvertes, des carottes de glace récupérées durant la guerre froide sous une ancienne base secrète américaine livrent des informations capitales sur l’histoire du Groenland.

« Dans des carottes glaciaires, nous avons pu identifier de la mousse, des brindilles et des feuilles entières, parfaitement conservées, une végétation qu’on retrouve sur la côte dans le sud du Groenland mais aussi dans la toundra ou la forêt boréale », raconte la professeur en climatologie à l’Université de Copenhague. « 

Elles montrent que la calotte glaciaire a déjà totalement disparu au moins une fois lors du dernier million d’années et répond de manière drastique aux perturbations climatiques.    

Des restes de racines, d’écorces, de feuilles, de mousses et de pollens, le tout datant de plusieurs centaines de milliers d’années et dans un remarquable état de conservation… Telle est la stupéfiante découverte que des chercheurs européens et américains viennent de réaliser en analysant des échantillons prélevés sous les glaces du Groenland, à près de 1.500 mètres de profondeur. Oubliés pendant des dizaines d’années et récemment exhumés par des scientifiques de l’université de Copenhague, au Danemark, ils indiquent que « la quasi-totalité du Groenland était déglacé il y a un million d’années et que la calotte a fondu partiellement il y a sans doute 400.000 ans « , annonce Pierre-Henri Blard, du Centre de recherches pétrographiques et géochimiques de Nancy qui a joué un rôle clé dans cette découverte. Une végétation de type toundra (avec des buissons et des mousses) ou taïga (fait de tourbières et différentes essences d’arbres) a pu alors se développer avant d’être enfouie sous plus d’un kilomètre de glace. 

 » Outre l’existence d’une ancienne forêt boréale, ces échantillons révèlent des informations inédites sur la stabilité du Groenland et son comportement face aux changements climatiques  » avertit le géologue. 

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