Un jour, un poème : Monologue de l’âme – Muriel Odoyer

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On croit que je suis seule, emmurée tout au fond
Blanche comme une colombe qui ne saurait voler
Dans le ciel, tout là-haut, avant que libérée
Par le corps épuisé d’avoir vécu si long
On me ressent parfois quand privé de raison
L’esprit cherche à nourrir une part oubliée
De ses rêves, qu’enfant, pleinement on goûtait
Sans s’enquérir de quoi elle était la portion
On voudrait me penser, m’éclairer à foison
Voir dans ma lumière le mot immensité
Éprouver les ressorts où pousse l’éternité
Me projeter plus loin, au cœur des électrons
Mais, je ne suis en toi qu’un tout petit rayon
Qui brûle de te guider vers le sens éclairé
De ta vie pour poursuivre ce chemin arrêté
Quand tu crois que destin n’est plus qu’une prison
Alors, dans les matins où le soleil se fond
Avec moi, dans ton cœur, libérant la pensée
Je t’offre un doux moment de divine clarté
De simple dénuement où l’Amour te répond.

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