Le mystère des portes du désert (Arabie saoudite ) par Carmen Montet

Les portes du désert : un mystère non élucidé !

 Les Découvertes des saoudiens et de David Kennedy

Les sables de l’Arabie saoudite cachent de nombreux secrets archéologiques… Près de 400 constructions mystérieuses en pierre datant de plusieurs milliers d’années ont été découvertes dans le désert arabique, annoncent les archéologues, dans la région volcanique et désertique de l’Harrat Khaybar, dans le centre-ouest de l’Arabie Saoudite, à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Médine. La péninsule arabique couvre une superficie de trois millions de kilomètres carrés, ce qui correspond à plus de quatre fois la France. Les scientifiques continuent de faire des découvertes surprenantes dans cette région.

Si des constructions similaires se retrouvent dans une large région englobant ce pays mais aussi la Syrie et la Jordanie, on ne sait pour le moment que peu de choses de ces centaines de structures qui pourraient être plus vieilles que les pyramides d’Égypte et rappellent dans leur concept les lignes de Nazca. La taille des constructions varie de 13 à 518 mètres. Les scientifiques les appellent des «portes» en raison de leur forme: deux piliers verticaux reliés par une ou plusieurs barres verticales.

Des mystérieuses structures au milieu des volcans.
 

Bien qu’un groupe de citoyens saoudiens, la « Desert Team« , ait été le premier à cartographier ces structures de pierre et à visiter certains des sites, leur repérage et étude s’est pour l’instant principalement fait par images satellites.

Beaucoup des structures nouvellement repérées sont désignées par les archéologues sous le nom de « porte » ou « portail » (gate en anglais), car vues du ciel, elle rappellent les portails des champs. Elles se retrouvent généralement en groupes, et un grand nombre d’entre elles ont été élevées sur d’anciens dômes volcaniques.

Les portes sont faites en pierre et ses murs sont bas, a écrit David Kennedy dans un article qui sera publié dans le numéro de novembre de la revue Arabian Archaeology and Epigraphy. Ce seraient les constructions créées par l’Homme les plus anciennes dans la région, a noté M.Kennedy, ajoutant qu’«aucune explication évidente de leur fonction ne peut être discernée.

David Kennedy, professeur à l’université d’Australie-Occidentale (UWA), est l’auteur d’un article sur ces structures qui sera publié en novembre dans le journal AAE (Archéologie et épigraphie arabes). Il rapporte que les portes sont « construites en pierre, avec des murs grossiers et bas » et qu’elles « semblent êtreles plus anciennes structures édifiées par l’homme dans ce paysage »

La plus petite des portes mesure environ 13 mètres de long, tandis que la plus grande en atteint 518 mètres, soit la longueur de 5 terrains de football. Plusieurs comportent de multiples murs qui, dans un certain nombre de cas, composent un motif rectangulaire. Certaines autres, appelées « portes de type I », ne comptent qu’un seul mur se terminant par des amas de pierre a chaque extrémité.

David Kennedy

Toujours selon David Kennedy, « les portes se retrouvent seulement dans des champs de laves désolés et inhospitaliers, avec peu d’eau ou de végétation, des zones de toute évidence hostiles pour notre espèce ». Mais le chercheur considère aussi qu’il y a des milliers d’années, ces régions étaient probablement plus hospitalières qu’aujourd’hui !

Les portes ne sont par ailleurs pas les seules structures que l’on retrouve dans la zone. D’autres, appelées « cerf-volant » étaient utilisées pour la chasse afin de piéger les animaux. D’autres encore, appelées « roues » à cause de leur forme, ont aussi été repérées.

Des constructions plus vieilles que les pyramides ?

Toutes ces constructions se retrouvent ailleurs au Proche-Orient et dans la péninsule arabique, et commencent à attirer l’attention de chercheurs dans différent pays. Cependant dans le cas des structures de l’Harrat Khaybar, faute de campagnes et études sur le terrain, les chercheurs ne sont pour le moment ni sûr de leur fonction, ni même de leur datation.

Ces indices poussent Camp à estimer que certaines des portes autour du dôme volcanique auraient été édifiées il y a quelques 7000 ans. Si cette datation était confirmée, ces « portes » du désert seraient alors plus anciennes que les ziggourats mésopotamiennes ou que les pyramides d’Égypte…La revue Live Science  a dévoilé ces mystérieuses constructions sur le site d’Al Wadi dans le désert saoudien.

Grâce à cette publication, les autorités saoudiennes ont invité l’archéologue à les survoler pour passer du virtuel au réel.

Dans les régions désertiques de la péninsule, on peut en compter des milliers. Pour les Bédouins, ces constructions sont « l’oeuvre des Anciens« . Mais jusqu’à maintenant, personne ne connait leur fonction. La première découverte de ces constructions remonte aux années 1920 par des pilotes anglais et par le français Antoine Poidebard.

Aujourd’hui, grâce à la technologie, David Kennedy a pu survoler dans un premier temps les 2 millions de km2 de l’Arabie Saoudite de façon virtuelle à l’aide des images satellites des champs de lave que l’on peut trouver au nord-ouest du pays. Puis, le spécialiste des Harrats qui s’intéresse à la question depuis plus de 20 ans a tenté d’apporter certaines hypothèses concernant les fonctions de certaines de ces constructions.

Pour le professeur, il pourrait s’agir de constructions utiles à la chasse pour piéger des gazelles par exemple. L’archéologue avance aussi le fait qu’elles pouvaient servir à l’agriculture du fait de la présence de portes à proximité d’anciennes rivières (ou wadi) aujourd’hui asséchées. Enfin, le spécialiste pense qu’il pourrait s’agir de sites funéraires ou de sépultures individuelles. 

Pour l’heure, avec les milliers de photos que Kennedy a pu faire en survolant la zone, il espère pouvoir mener davantage l’enquête et organiser des fouilles archéologiques sur le terrain afin de pouvoir réaliser des datations radiocarbones. Il y a de fortes chances que ces étranges portes d’Arabie nous dévoilent prochainement leurs secrets.

Autres recherches : une équipe française sur les lieux

Une équipe française tente à son tour de comprendre comment, il y a 5 000 ans, s’est développée une culture dans un environnement très hostile à la vie. A l’est du désert d’Arabie, dans ce qui est actuellement le sultanat d’Oman, est née il y a 5 000 ans une culture antique dont on ne connaît presque rien. Tout indique pourtant qu’elle disposait d’un niveau de développement comparable aux civilisations voisines de Mésopotamie et d’Iran.

Une équipe de scientifiques français mène des fouilles d’envergure et remonte la piste de ces bâtisseurs qui ont érigé des tours monumentales dont la fonction reste un mystère. Leur objectif : comprendre comment ce peuple a réussi à prospérer dans un environnement aussi hostile à la vie, en inventant des technologies de gestion de l’eau révolutionnaires.

Des tours fortifiées avec des puits

A l’âge du bronze on relève une installation sédentaire  repose sur l’agriculture. Le « palmier dattier » qui  donne l’ombre indispensable et des fruits  est largement développé .Ces arbres ont investi les oasis et  les espaces  humains. Mais quelles étaient les intentions de ces mystérieux bâtisseurs en dressant des telles constructions  ?

Sources :

 hitek.com-sciencesetavenir.fr-dailygeekshow.com-sputniknews.com-revuelivecience-DavidKennedy-archéologiearabe-journal Le Monde

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