Un jour, un poème – Gilles Compagnon

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Que j’aime quand ta rose
épine le cœur servant
d’engrenage
à ma vie désunie
et de vieux moteur
en mes improvisés parcours
non encore tout à fait définis.

Reste en-dedans
et ne t’enfuis pas
de son pourtour.

Bourgeonne-le de l’intérieur
et emprintemps-le des fleurs
que je n’aurais ainsi
pas à cueillir
en mes vagabondes sentes
sous bois
et à travers prés
et champs de blés
à peine semés…

Ce qui passe
de courant fleuri en lui
poussera peut-être
une porte sans clé
s’entr’ouvant
au vent sifflé du jour
à venir t’y rencontrer
simplement assise
à la margelle
de son contour,
essoufflée,
d’avoir trop couru
la prétantaine…
et qui sait si
mon diffus regard
ainsi surpris
de te trouver là,
prêtera alors ainsi
à ta posée présence,
just’un peu
de singulière attention ?

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