Un jour, un poème – Jo Cassen – Les malfaisants (Sonnet lozérien)

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On comprend rarement la haine et le mépris.
Je découvris le monde
Sans avoir demandé ; Je mesure le prix
De cette faute immonde.
Lorsque l’on naît ailleurs, on est vite incompris
On est de ce quart-monde
Qui révulse les sots, ceux dont le parti-pris
Souille la mappemonde.
J’ai côtoyé souvent ces clans de malappris,
Peu venus du tiers-monde,
Bien d’ici, bon format, chalands de monoprix.
Des enfants de Raymonde
De Marcel, voire Edgar, de brillants beaux-esprits ;
Branches folles d’émonde.

« Billevesées »

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