La « révolution archéologique  » technologique scientifique » a fait avancer les connaissances – Carmen Montet

Publié par
Machu Picchu

« La révolution archéologique « 

Elle Permet d’avancer dans nos connaissances et de découvrir des vestiges perdus. Grace aux nouveaux moyens technologiques et à l’avancée des connaissances scientifiques ,on assiste au XXIème siècle à une véritable « révolution archéologique ! Scanners, lasers, drones, capteurs de particules cosmiques… Des outils ultra-sophistiqués permettent de repérer des vestiges cachés sur les sites déjà connus, comme en Egypte ou au Cambodge, ou en des lieux encore inexplorés.


–  Le Laser : Lidar, les capteurs

La technologie laser sous le nom de LIDAR supprime numériquement le couvert forestier pour révéler des ruines anciennes montrant que les cités mayas tel que Tikal étaient beaucoup plus vastes qu’on ne le pensait

Pour les archéologues, c’est une question difficile. Les vestiges de bâtiments et d’autres sites sont presque impossibles à repérer. La faute aux ravages du temps et à la nature qui peut recouvrir les murs et les fondations d’arbres, de végétation, d’eau, de terre et bien plus encore.

La télédétection par laser, en anglais Light Detection And Ranging (LiDAR), a changé la face de l’archéologie en rendant possibles la mesure et la cartographie d’objets et de structures qui autrement seraient restés cachés.

Le LiDAR actuel repose sur des capteurs laser déployés depuis les airs ou via des unités portables. Lorsque les lasers illuminent la zone à cartographier, ils envoient de brèves pulsations lumineuses. Le temps nécessaire à ces pulsations pour se refléter sur la surface et regagner l’instrument est mesuré puis chaque mesure est convertie en tracé à l’aide d’un GPS. Les ordinateurs utilisent ensuite ces données pour construire une carte en trois dimensions de la zone.

La précision est très précieuse pour les archéologues qui l’utilisent pour établir la topographie d’un terrain, planifier les fouilles et repérer des sites archéologiques qu’ils n’auraient jamais pu apercevoir à l’œil nu. Comparée aux fouilles archéologiques, c’est une technologie relativement rapide et peu onéreuse, elle peut offrir aux chercheurs qui travaillent sur des sites terrestres un point de vue haut perché auquel ils n’ont pas accès d’ordinaire.

(images cités mayas mises à jour retrouvées dans la jungle  grâce au  Lidar)

Cette technologie a initialement été inventée à des fins militaires, mais elle a été appliquée à grande échelle pour la première fois par des météorologues qui souhaitaient étudier les nuages. Le prototype de LiDAR a été construit en 1961 par Hughes Aircraft Company, la même entreprise qui avait construit le premier laser un an plus tôt. L’un des premiers bénéficiaires du LiDAR était le programme spatial des États-Unis qui l’avait utilisé pour cartographier la Lune au cours de la mission Apollo 15 en 1971. Aujourd’hui, le LiDAR est plus terre à Terre, il est utilisé pour trouver des indices archéologiques en surface et dans l’eau. Chaque année ou presque, le Lidar permet de nouvelles découvertes grandioses. En 2015, une équipe américaine annonçait avoir retrouvé la légendaire Cité blanche, au coeur du Honduras, évoquée par les conquistadors espagnols au XVIe siècle. . Le Lidar ne se cantonne pas aux jungles sud-américaines. En 2016, des chercheurs français et cambodgiens ont mis au jour des infrastructures inconnues sur le site d’Angkor, au Cambodge, laissant entrevoir l’étendue réelle de la cité. « Sans cet outil, il aurait fallu des années pour effectuer ce travail, souligne Rachid El Hajaoui. Et de nouvelles trouvailles sont à venir ! »

La télédétection a été qualifiée de « révolution de l’archéologie » qui bouleverse la façon dont les chercheurs pensent leur travail. Il y a moins de dix ans, les archéologues qui traquaient les indices pouvant mener à des sites mayas difficiles à trouver ont été époustouflés par la découverte au LiDAR d’une cité maya. (À lire aussi : Guatemala : des fortifications mayas révélées par la technologie LiDAR) Autre scénario, des chercheurs ont utilisé le LiDAR pour détecter plus de 20 000 éléments archéologiques d’un site a priori mineur au Mexique où avait en fait été érigée une ancienne ville. « En 45 minutes de vol, le LiDAR a accompli ce que les relevés archéologiques auraient mis dix ans à faire, » avait déclaré l’anthropologue Christopher Fisher dans un communiqué. Le LiDAR bathymétrique a même permis de lever le voile sur une ancienne villa romaine en Croatie.

Source : nationalgeographic.com en langue anglaise.

– Les Scanners

Des scanners pour explorer des lieux jusqu’ici inatteignables, tant ils étaient fragiles. L’intérieur des grandes pyramides égyptiennes, installées sur le plateau de Gizeh depuis quatre mille ans, reste, par exemple, mystérieux.

A l’initiative de l’Université du Caire et de l’Institut Heritage Innovation Preservation, le projet Scan Pyramids a pour but de visiter les entrailles de ces monuments sans les abîmer. Pour cela, les chercheurs français, japonais et égyptiens utilisent des télescopes spécialisés afin d’analyser des particules cosmiques appelées muons, notamment dans la pyramide de Kheops

Ces particules perdent une partie de leur énergie lorsqu’elles rencontrent de la matière. En observant le comportement des muons, les chercheurs ont pu affirmer qu’il existait une cavité inconnue, de la taille d’un avion, au coeur du monument. Quels trésors recèle-t-elle ?

-Les drones

Yves Ubelmann

Un dernier champ d’exploration scientifique a été ouvert grâce aux progrès en matière de drones et de modélisation 3D, qui permettent aujourd’hui de reconstituer des sites historiques. La start-up française Iconem en a fait sa spécialité Avec un drone, son fondateur, Yves Ubelmann, prend des centaines de milliers de clichés sur le site visé. Puis un algorithme le reconstitue en 3D avec une grande précision. « Ça ne remplace pas le terrain, mais ça permet de voir les choses autrement », souligne-t-il

L‘entreprise numérique

Utilisée Sur les sites menacés dans les zones de conflit, tel Palmyre, en Syrie. D’autres projets sont en cours en Irak et en Afghanistan. A l’avenir, peut-être pourra-t-on même se balader en réalité virtuelle dans ces lieux d’exception. Sans quitter son salon. Les logiciels, et les ordinateurs ont permis de retracer le ciel et les constellations. Il y a -12 000 ans la position des pyramides de Gizeh a été calquée sur   la constellation d’Orion…. On peut reconstituer virtuellement  la végétation du plateau de Gizeh lors  des construction des ses pyramides, lors  de l’expansion des grandes civilisation méso-américaines  et  autres expliquer pourquoi de telles civilisations ont vu le jour dans des zones qui aujourd’hui sont inhospitalières (désert, jungle.)

– l’aviation

Il y a quelques temps une équipe d’archéologues péruviens a découvert d’immenses tracés dans un désert du sud du Pérou. Longues parfois de plusieurs kilomètres, ces figures dessinées sur le sol, appelées géoglyphes, représentent des silhouettes et des visages mystérieux.

Datées d’environ 2 500 ans, elles ne peuvent être observées que depuis le ciel. Et pour les débusquer, les chercheurs ont pu compter sur une légion d’archéologues amateurs. Dans le cadre du projet GlobalXplorer, lancé en 2016 par l’archéologue américaine Sarah Parcak, les passionnés d’histoire étaient invités à inspecter des images satellites du désert péruvien. En croisant leurs remarques, il s’est avéré que certains sites présentaient de forts potentiels et les scientifiques ont pu vérifier en avion cette réalité. Bingo ! GlobalXplorer va désormais être utilisé sur d’autres sites péruviens.

-Les satellites de la Nasa

17 pyramides d’Egypte ont été découvertes grace au satellite de la Nasa

– le sonar

Grâce à un sonar, on a identifié deux énormes pyramides – plus de trois fois la Pyramide de Kheops en Egypte – gisant à plus de 2 000 mètres de profondeur sous l’eau.

Le sonar a découvert aussi sous l’océan des triangle des Bermudes des pyramides faites d’un matériau ressemblant grandement à du cristal, leur conférant des propriétés très intéressantes mais encore méconnues.

Que de telles sculptures architecturales se retrouvent dans le Triangle des Bermudes ne fait qu’ajouter une bonne dose d’inconnu à cette découverte….

– la génétique

La génétique vient de confirmer que les relations des populations amérindiennes et des habitants de la Polynésie remontent à 1150 après J.-C. ; bien avant que les Européens ne foulent le sol polynésien.  Selon une étude publiée le 8 juillet 2020 dans la revue Nature, l’analyse de l’ADN de 807 autochtones polynésiens et colombiens a révélé que ces deux peuples ont non seulement pris contact, mais se sont également reproduits vers 1150 après J.-C. On ne sait pas comment les groupes se sont rencontrés ; les Polynésiens peuvent avoir navigué en Amérique du Sud, ou vice versa

– la géologie et la climatologie

Des chercheurs ont analysé le sphinx et son érosion et ont conclu qu il datait de -12 000 ans compte tenu de son érosion et du climat de l’époque. Les géologues sont capables d’après les couches et les sédiments de dater un site et des fragments d’objets

– la datation au carbone 14

La datation par le carbone 14, dite également datation par le radiocarbone ou datation par comptage du carbone 14 résiduel, est une méthode de datation radiométrique fondée sur la mesure de l’activité radiologique du carbone 14 (14C) contenu dans la matière organique dont on souhaite connaître l’âge absolu, c’est-à-dire le temps écoulé depuis la mort de l’organisme (animal ou végétal) qui le constitue.

Le domaine d’utilisation de cette méthode correspond à des âges absolus de quelques centaines d’années jusqu’à, et au plus, 50 000 ans. L’application de cette méthode à des événements anciens, tout particulièrement lorsque leur âge dépasse 6 000 ans (préhistoriques), a permis de les dater beaucoup plus précisément qu’auparavant. Elle a ainsi apporté un progrès significatif en archéologie et en paléoanthropologie

Gobekli Tepe

Le site archéologique de Gobekli Tepe, en Turquie, a été daté de -11 000 ans , à la fin de l’âge de pierre à une époque où les chasseurs-cueilleurs étaient encore loin de la sédentarisation. Cette découverte vient remettre en question toute la chronologie de l’époque. Le site possède de grands piliers avec des sculptures d’animaux, des anneaux de pierre et un tas de pièces rectangulaires. C’est peut-être la construction la plus ancienne du monde, et de nombreux chercheurs pensent qu’il s’agit d’un complexe religieux.

-La paléontologie

Après Homo sapiensHomo ercetus ou Homo denisovensis, une nouvelle espèce d’hominidé a été identifiée en avril 2019 grâce à des restes d’os et de dents âgés de plus de 50.000 ans et retrouvés sur l’île de Luçon, aux Philippines. Homo luzonensis, aussi surnommé Homme de Callao, présente des caractéristiques communes à la fois avec les Australopithèques et d’autres espèces du genre Homo. Du fait de l’isolement de l’île, il aurait évolué de façon indépendante à celle des autres espèces

l’archéologie et ses récentes méthodes

Des rues, des maisons privées, des réserves de graines, des sépultures et de nombreux objets de l’époque néolithique comme  les vestiges d’une ville de 3.000 habitants ont été découverts en juillet 2019 près de la ville de Motza, à cinq kilomètres de Jérusalem.

La cité, qui aurait été fondée il y a 9.000 ans, serait ainsi la plus ancienne du Moyen-Orient à cette époque.

En octobre 2019, une autre ville de 5.000 ans exhumée dans la région a apporté la première preuve de planification urbaine, avec des fortifications et des rues séparant les zones d’habitation des espaces publics.

Les hasards de la climatologie

Le « Stonehenge espagnol » refait surface après presque 60 ans sous les flots « grâce » à la sécheresse de cet été. il aurait été construit durant l’âge du bronze ou celui du cuivre, soit au IVe ou Ve millénaire avant notre ère. Le Dolmen de Guadalperal pourrait ainsi être plus de 2.000 ans antérieur à Stonehenge. Comme pour ce dernier, la fonction du monument espagnol reste mystérieuse. Les archéologues pensent que le monument avait initialement été construit comme un espace fermé, une sorte de maison coiffé d’un toit en pierre. Elle pourrait avoir servi de tombe, de site pour des rituels religieux ou encore de centre commercial. Dernière découvertes obtenues aux moyens technologiques et aux dernières connaissances scientifiques (2020)

Un chat de 37 mètres se prélasse à Nazca et découvert  grâce aux drones !

Le désert de Nazca, situé à 400 kilomètres au sud de Lima, au Pérou, n’en finit pas de révéler ses géoglyphes, à savoir des motifs tracés au sol, sur de vastes superficies, qui ne sont appréciables que vus d’une certaine hauteur

Au bestiaire de ce site classé au patrimoine mondial de l’Unesco, vient s’ajouter un chat monumental de 37 mètres de long, gravé à même le sol entre 200 et 100 ans avant notre ère. « La figure était à peine visible et elle était sur le point de disparaître parce qu’elle est située sur une pente assez raide, sujette aux effets de l’érosion naturelle », a déclaré dans un communiqué le ministère péruvien de la Culture le 15 octobre dernier, notant qu’un minutieux travail entrepris a permis de redonner à ses traits toute leur clarté et de révéler « une silhouette féline avec le corps de profil et la tête de face ». L’épaisseur des lignes varie entre 30 et 40 centimètres. Le responsable péruvien de l’équipe d’archéologues, Johny Isla, affirme que ces dernières années, des dizaines de nouveaux dessins ont été révélés dans les vallées de Nazca et de Palpa grâce à l’usage de drones. Et « qu’il en reste d’autres à découvrir ».La figure du chat est plus ancienne que les représentations célèbres de l’araignée, de l’oiseau ou encore du singe, qui, vu du ciel, étale ses longues pattes et sa queue en tourbillon sur 93 mètres de long et 55 mètres de large. Johnny Isla estime que la figure du chat daterait d’une période antérieure à la culture nazca. Pour qui avait été dessiné cet immense chat  ? Pas pour les autochtones qui ne pouvaient le voir ! Pour des visiteurs venus du ciel ?

L’éblouissante « chapelle Sixtine » de l’Amazonie

Une des plus vastes collections d’œuvres rupestres connues en Amérique du Sud a été découverte en Amazonie colombienne. Sur des collines surplombant trois abris sous roche est apparue une fresque spectaculaire qui s’étend sur 12,9 kilomètres. Elle remonte à environ 12 600 ans, en pleine période glaciaire. Réalisés sur des abris rocheux avec de l’ocre, des milliers de dessins représentent des mastodontes, des paresseux géants et des figures humaines, ainsi que des animaux et des scènes de chasse

Unique, le monument préhistorique du Royaume-Uni

L’ université écossaise de St Andrews annonçait qu’une structure préhistorique unique, formant un cercle de plus de deux kilomètres de diamètre, avait été découverte près du célèbre site mégalithique de Stonehenge, dans le sud-ouest de l’Angleterre. La structure se compose de 20 trous géants creusés il y a environ 4 500 ans, pendant la période néolithique.

Le trésor de Saqqara

Depuis l’été 2020, les archéologues égyptiens fouillent le sous-sol de Saqqara qui abrite la nécropole de Memphis, capitale de l’Égypte ancienne. Là, à 12 mètres de profondeur, dès qu’on vide un puits funéraire de ses sarcophages, on en découvre un autre. Au 14 novembre, le décompte était de plus de 100 sarcophages scellés contenant les momies de hauts responsables de la Basse Époque (entre 700 et 300 ans av. J.-C.) et de la période ptolémaïque (323 à 30 ans avant J.-C.). De nombreux artefacts ont été également trouvés, dont 40 statues représentant des divinités et des masques funéraires

Des sites humains datant de 200 000 ans

On a récemment découvert dans le sud de l’Inde (où les sites humains préhistoriques n’ont pas encore été bien étudiés) que les gens possédaient des outils tout aussi perfectionnés il y a plus de 200 000 ans. On ne sait pas encore si les ancêtres d’Homo sapiens ont quitté l’Afrique par vagues ou si ce sont d’autres hominidés qui ont amené de pareilles innovations,..

Ainsi les nouvelles technologies vont nous permettre de découvrir tout ce qui nous était caché, interdit, en archéologie , en Histoire de l’homme en génétique…Plus nous pousserons loin les portes du passé oublié et plus nous nous rapprocherons de nous de nos racines . Les enseignements des cités perdues, des civilisations disparues mystérieusement  doivent nous éclairer sur notre présent et  nous aider  à anticiper notre futur. 

sources :

wikipédia-France3-dronego.fr-vidéos : drones-time officiel -archéologie.com-wwwlepoint.frculture-archéolgoiespatiale-wwwlacroix.com-sciencespost.fr histoire-leparisien.fr société-wwwcairn.info-futuresciences-sciencesetavenir
 

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