Oriflamme – Domi Bergougnoux


Chaque matin elle porte
l’oriflamme inouïe d’un sourire royal
au-dessus de son destin défait
Chaque matin
elle écarte
la marche aveugle du temps
les reflets qui happent et
le son cassant des mots de verre
quand ils retombent de ses mains
Une aube d’opale dérive
dans son regard où oscille
une infinie souffrance
Au loin
la ville comme un amas de cris
affleure aux fenêtres lasses


Extrait de « La craquelure », recueil à paraître au printemps aux éditions Al Manar

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s