Une chanson, une histoire : C’est la faute à Voltaire

Lorsque Victor Hugo a mis dans la bouche de Gavroche la chanson « C’est la faute à Voltaire » il s’est inspiré fortement de celle de Jean-François Chaponnière (1769-1856) qui lui-même avait été influencé par la version de Beranger. Ce chansonnier suisse, fondateur avec des amis, du Caveau Genevois, est à l’origine de cette populaire expression, je vous livre sa version.

Si le diable, adroit et fin,

A notre première mère

Insinua son venin,

C’est la faute de Voltaire,

Si le genre humain dans l’eau

Pour expier son offense

Termina son existence,

C’est la faute de Rousseau.

Si Borgia, ce bon humain,

Pour arrondir son affaire,

Fut sacrilège, assassin,

C’est la faute de Voltaire,

Si l’on vit ce Loth nouveau

S’enflammer pour sa famille

Et faire un fils à sa fille,

C’est la faute de Rousseau.

Auparavant Beranger avait évoqué le sujet dans une version très peu connue qui n’est certainement pas celle qui a rendu l’expression célèbre.

« Si tant de prélats mitrés

Successeurs du bon saint Pierre,

Au paradis sont entrés

Par Sodome et par Cythère,

Des clefs s’ils ont un trousseau,

C’est la faute à Rousseau ;

S’ils entrent par derrière,

C’est la faute à Voltaire. »

Article de JP CLair

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