Jacqueline Fischer – Aux rebords de la nuit

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Aux rebords de la nuit
j’appuie mon front brûlant
mes lèvres glissent jusqu’à l’endroit secret où s’éteindra
la dernière étoile
ma bouche s’entrouvrira découvrant
des ardeurs intestines
au ventre de la terre
un matin fera alors vibrer
toutes les roues à aubes
dans les fleuves encore endormis
Il sera le premier et le dernier de tous
et nous clos l’un à l’autre
séparés à jamais
nous accueillerons enfin
la nécessité de l’absence.
(in angle de vie)

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