Jacqueline Fischer – Je voudrais t’écrire…

Je voudrais t’écrire comme on s’ouvre les veines
Comme on écarte ses cuisses un matin de printemps
Pour l’amour de la vie quand on se sent partir
Je voudrais t’écrire comme on mouillerait d’encre
les dessous secrets des choses inavouables.
Je voudrais t’écrire des mots durs qui gravent dans la pierre des jours les histoires élastiques.
dont chaque mot s’efface avant qu’on ne le lise, s’abritant de l’oubli.

Je voudrais t’écrire que rien n’est arrivé, que rien ne viendra plus, que tout est à attendre.

(in le journal ajourné )

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