Jacqueline Fischer, artiste-poétesse

Jacqueline Fischer

Pour commencer cette nouvelle année sous les meilleurs auspices nous consacrons notre  » mise à l’honneur poétique  » à Jacqueline Fischer artiste-poétesse que j’ai découverte avec plaisir il y a près de deux ans, toujours au hasard de mes vagabondages sur le net et Facebook en particulier. Et oui il n’y pas que des  » haters  » sur les réseaux sociaux il y a aussi de belles personnes, des artistes talentueux de tous poils et plumes et Jacqueline réunit les deux à la fois ! Le dix vins blog est donc plus heureux de pouvoir lui offrir la plume pour nous  » enmerveiller  » tant avec ses textiles artistiques que sa poésie.

La poésie de Jacqueline c’est de la dentelle à l’ancienne, fragile, délicate, ciselée, intemporelle…Elle est comme le ruisseau qui descente joyeusement la montagne pour d’étendre dans la plaine avant de rejoindre la mer mais sans jamais déborder même si parfois la colère gronde et l’envie de bouillir se fait sentir… La poésie de Jacqueline c’est l’odeur de l’herbe fraichement coupée, la corolle d’une fleur de printemps, le sourire du Vieil homme sur le bord d’un chemin mais aussi une vie où le coeur palpite, s’emballe et vit passionnément l’instant… C’est aussi une écriture pure où la langue française ne subit aucune maladresse : chaque mot est à sa place avec sa résonance, son sens et sa beauté propre…

Alors si vous ne connaissez pas la poésie de Jacqueline n’hésitez plus, lisez-la chaque chaque mardi et vendredi de janvier sur le Dix vins blog, ses poèmes seront illustrés par les  » textiles artistiques  » de l’auteure et  » enmerveillez vous !

Elsapopin

La petite biographie de Jacqueline Fischer

Née en 1950, Jacqueline Fischer a exercé le métier de professeur de Lettres Classiques jusqu’en 2002. Elle est créatrice dans les domaines de l’écriture, de l’art textile et des images numériques. Depuis 2004 ses recherches se concentrent sur les points de jonction multiples entre textes et textiles, mais aussi entre l’écriture et l’art numérique  en 2005 elle  publiée récit La Demeure Mentale à la librairie Galerie Racine. Membre du collectif d’art international Lèse-art depuis 2008 jusqu’à sa dissolution elle a participé comme écrivain et illustratrice à la revue en ligne RE-mue où trois recueils ont été illustrés en version numérique Pas de deux en 2009 et le Chant des Couleurs ainsi qu’en 2014 Illustration d’un art obscur (défense illustrée de l’art textile)

En 2010 un livre d’art sur la démarche textile de l’auteur, préfacé par Jean-Paul Gavard-Perret Jeux d’étoffes, impressions expressions paraît en auto-édition .

En 2011 le site arts-up met en ligne le recueil de proses courtes illustrées en Images numériques Initiales.

En Mars  2015 les éditions Mini-crobe publient le recueil Noctu-ailes.

En Novembre 2016 parution de Chambre d’échos Images numériques et  textes de Josiane Hubert

En octobre 2016parution de Mots justes et accords parfaits, petit guide à l’usage des écrivains en herbe aux éditions Jacques Flament. 017 à 20020 parution de plusietrs recueils en auto-édition : le cahier débrouilléPrécis de botanique alternative – Touches . En préparation Ouvvre poétique 1965-2020 (sortie prévue  début 2021 )Plusieurs parutions de poèmes en revue notamment dans Microbe, Incertain regard, Cabaret et Possibles

 C’est au pied des fleurs que commencent  les jardins, dans ce moment si bref où pour une fois  à tout  a fleuri  ensemble, hors la jardinière qui forcément décline comme on égrène au fil du temps les mots usés qu’aucun égout ne recueille.
 les turbulences alors ne remuent rien, sauf un vague écheveau de fils de soie, abandonnés là pour tresser d’autres illusions vitales dans les ailleurs qui sont censés venir après le reste.

encore un peu; encore jusque là juste le temps d’une inspiration.
ou d’un soupir.

Où est le pays où rien ne se défait sous le  regard lucide que la lumière étreint ?

(in le journal ajourné )

Si je n’étais pas là, les oiseaux souriraient au vent qui vient de naître
et ne me dites pas qu’un oiseau ne le peut
car tant que je suis là, je dis ce que veux !
Les graines chanteraient la fleur future, le fruit qui coule
Si je n’étais pas là, le monde ne serait pas d’un iota différent
et à ce point précis ne vous récriez pas
vous savez que c’est vrai
que chaque âme qui passe ne laisse dans le sable
que trou vite comblé.
Si je n’étais pas là un monde plus léger de quelques kilogrammes
de chair et surtout d’os,
des oreilles épargnées
de tous ces mots en trop
que je voulus donner
et ceux là comme les autres
Vains mais ré-enchantés.
(in point de bévue)

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