Jean Diharsce – D’aussi longtemps…

D’aussi longtemps que me reviennent les temps des doutes et des larmes,
depuis l’enfance,
quand
tout
autour
faisait tempête,
je ne voyais que les oiseaux,
le vent,
les feuilles,
les ombres en l’air qui tournoyaient.

Les oiseaux surtout.
Lorsqu’ils ne venaient pas je me les inventais,
toujours soyeux,
tête sous l’aile
à murmurer des confidences
et déplier,
en tire-vol,
des plumes et mots.
Couleurs ou blancs
en déployé.

Le temps venu d’un peu plus tard,
quand il le faut,
les soirs de triste et de questions,
tout en nuances désormais,
ce sont oiseaux qui viennent à moi.
Ils sont moineaux,
tous les plus beaux,
ils me suffisent.
Nous nous parlons des revoyures,
des temps d’hiver à nous chauffer.

Je n’ai plus peur de demeurer,
n’ayant plus rien à inventer,
le temps,
lui-seul,
accompagné,
tout en couleurs,
m’a déployé.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s