Contes et légendes de par chez nous – Carmen Montet : les  » mystères de Paris « 

 Nous n’allons pas vous parler de Paris qui s’affiche, Paris touristique, des monuments classiques, de la tour Eiffel, de l’ arc de Triomphe, du Louvre , de ce Paris «  en surface , » mais de l’autre Paris . Ce Paris, qui se cache dessous les dalles, les pavés, ou dans un coin de notre histoire oublié qui resurgit parfois au gré d’une conversation ou dans des livres, dans des images insolites : un Paris qui peut effrayer et hanter vos nuits.

Ce n’est pas la Seine qui coule à Paris mais l’Yonne !

C’est l’Yonne qui coule sous les ponts de paris et non la Seine. l’Yonne et la Seine se rejoignent dans un point de convergence à Montereau-Fault-Yonne, en Seine-et-Marne. L’Yonne est beaucoup plus importante que la Seine et a un débit bien supérieur. Cela signifie que toute la partie située entre Montereau-Fault-Yonne et le Havre, là où la Seine rejoint la Manche, devrait s’appeler l’Yonne et non la seine…Apolinaire en serait sans doute effondré…car sous le pont Mirabeau, las c’est bien l’Yone qui coule !

Alors pourquoi avoir voulu que ce soit la Seine qui coule à Paris  ? Il s’agirait d’une histoire d’influence datant de l’époque gauloise : ce sont les prêtres et les druides des sources de la Sein qui auraient imposé l’idée d’une supériorité de leur rivière ! Ces sources étaient en effet le lieu d’un important temple gallo-romain qui accueillait de nombreux pèlerins venus solliciter la guérison de leurs maux dans cette eau considérée comme sacrée. Situées en Côte d’Or, sur le territoire de la commune de Source-Seine, les sources de la Seine sont d’ailleurs toujours la propriété de la Ville de Paris !


La Bièvre, rivière oubliée de Paris

La bièvre cette rivière qui coulait dans des arrondissement de Paris a été murée, enterrée, oubliée…Dans le 13e arrondissement de Paris, des plaques de bronze indiquent, par endroits, son ancien cours. Mais peu de passants y prêtent attention. Recouverte d’une chappe de béton en 1912, la Bièvre a sombré dans l’oubli. Le cours d’eau qui prend sa source à Guyancourt, dans les Yvelines, n’est pas totalement mort, bien qu’il ait été enterré. Ne subsiste plus de lui qu’un nom de rue, où vécut François Mitterrand, proche de la Seine où ce ruisseau invisible continue de se jeter.

En 2016. « Adrien Gombeaud , écrivain, critique de cinéma et journaliste lui redonne aujourd’hui vieen lui consacrant un livre somptueux, en forme de balade.

Au début du XXe siècle, c’était encore un filet d’eau qui serpentait au sud de la capitale. Tombée des campagnes et des étangs de Saint-Quentin, la Bièvre (…) était une rivière de labeur, elle faisait tourner les moulins, recueillait les déchets des abattoirs, des tanneurs, des teinturiers, des blanchisseurs. Son débit était modeste, pourtant il lui arrivait de se révolter. Ses crues terribles inondaient (…) les caves d’eaux toxiques et puantes.  » Aujourd’hui fondue dans les sous-sols, elle est)le membre fantôme d’une ville amputée« , ( Adrien Gombeaud )

Car la Bièvre qui traversait les villes d’Antony, Cachan, Arcueil et Gentilly avant d’entrer dans Paris n’a cessé, malgré son aspect repoussant d’égout à ciel ouvert, d’inspirer les écrivains.

De Rabelais à Musset, de Ronsard à Victor Hugo, en passant par Huysmans…, on ne compte plus les auteurs qui ont célébré cette rivière, hier indomptable et désormais emmurée (elle est canalisée de sa source jusqu’à son embouchure, au pied de la gare d’Austerlitz). À dire vrai, cette rivière n’a pas seulement marqué la littérature. Elle a aussi laissé une empreinte forte en peinture. On la retrouve dans plusieurs tableaux de Turner, Matisse, Marquet et Utrillo. Elle a aussi été photographiée par des photographes de renom.

LA BIÈVRE, UNE RIVIÈRE BIENFAISANTE…

la briève, rivière disparue

Entrant dans Paris à la Poterne des Peupliers, la Bièvre traversait les 13 et 5e arrondissements actuels. Dés le 11e siècle, de nombreux moulins à eaux s’installèrent aux abords de la rivière, suivis au 14e siècle par des tanneurs et teinturiers, métiers qui nécessitaient une utilisation continue d’eau.

« L’esprit des lieux ». 

Peut-être, hantés par des fantômes ceux des ouvriers qui découpaient la rivière gelée dans le quartier de la glacière… ou celui de Bibi la Purée, clochard, ami de Verlaine qui vagabondait entre Arcueil et Paris. Ou encore celui de cet ermite anonyme qui vivait quasi nu sur un petit îlot, aujourd’hui recouvert par le boulevard Arago. Ou encore celui d’Aimée Millot, jeune bergère d’Ivry qui fut assassinée au bord de l’eau, à l’emplacement de l’actuelle rue Croulebarde, un jour de mai 1826.

La malédiction du gitan de la rue de Bièvre, l’un des sites les plus hantés de la capitale vous plongera dans une histoire étrange où la magie noire et les sortilèges vous feront froid dans le dos…

sources : Adrien Goubeaud- Journal le point article

Les carrières souterraines de Paris

Dans ces carrières souterraines, seule une infime partie correspond aux catacombes proprement dites : l’ossuaire municipal séduit un demi-million de touristes chaque année. 

Cette enclave est isolée du reste des carrières souterraines, un vaste ensemble de près de 300 kilomètres vingt mètres sous terre

En revanche, les carrières souterraines de Paris accueillent bien une population clandestine. Et ce, depuis des lustres. Formées par les hommes qui extrayaient la pierre pour bâtir Paris, ces carrières de calcaire et de gypse tombent plus ou moins dans l’oubli jusqu’au XVIIIe siècle. Mais sous Louis XVI, Paris s’éboule à plusieurs endroits par la faute de ces cavités. 

En 1777, un service d’inspection des carrières est créé. Charge à lui de cartographier cet impressionnant réseau en sous-sol, de creuser des galeries entre les différentes carrières pour circuler et de consolider ce qui devait l’être pour éviter les effondrements en surface. D’où un labyrinthique souterrain estimé aujourd’hui à près de 280 kilomètres sous la capitale !

Une fréquentation clandestine ancienne

En 1777, un rapport évoque des « gens qui viennent la nuit et les fêtes dans nos carrières ». Quelques-uns utilisent ce réseau souterrain pour passer des marchandises hors de Paris… sans taxes. Des bonimenteurs promettent aux crédules d’y voir Satan. 

En 1793 un homme s’est rendu seul munie que d’une torche dans ces carrières .Il n’en est jamais revenu : il n’a pu retrouver son chemin. Onze ans plus tard on l’a trouvé mort.. Une grande plaque à l’endroit où il fut découvert, a été dressée avec des bougies. 

Pendant la Commune de 1871, des insurgés s’y réfugient, mais sont chassés avec « chiens et flambeaux ».

Malgré une interdiction formelle d’y accéder, effective depuis 1955, les carrières sous la terre continuent à être fréquentées aujourd’hui. Combien sont les « cataphiles », cette population qui y descend nuit comme jour par la dizaine d’entrées restantes ( il y en avait plusieurs centaines à l’époque) seulement connues des initiés.

les catacombes de paris

Eugène Sue aussi nous parle des Catacombes dans ses Mystères de Paris, catacombes ou vivent les exclus, les misereux… D’autres écrivains aussi en ont parlé dans leurs romans…

Si d’aventure vous vous aventurez dans les catacombes de Paris, prenez boussole et lamps, le portable ne vous servira à rien..Et soyez prudent de nombreux monstres, peut-être vous y guettent !

  

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l’ Eglise Saint – Jacques de la boucherie et la légende d’un imposteur 

Les expériences alchimiques de Nicolas Flamel à l’ombre de la Tour Saint Jacques, seul vestige de l’église Saint Jacques de la Boucherie ont connu une certaine popularité.

Marié à une veuve il bénéficia de son argent et , il finança la réfection du portail de Saint-Jacques-la-Boucherie, en s’y faisant représenter en prière avec sa femme, au pied de la Vierge Marie, de saint Jacques et de saint Jean. Il finança d’autres église et chapelle : Sainte Geneviève détruite, et l’hôpital Saint Gervais. Il fait construire des maisons destinées aux pauvres.

La plus connue, et la seule qui existe encore aujourd’hui, est la maison de Nicolas Flamel, aussi dite « au grand pignon », rue de Montmorency (aujourd’hui au  51). Outre les initiales de Flamel et diverses figures dont des anges musiciens,

Flamel possédait en outre un certain nombre de maisons à Paris et dans les villages environnants, certaines lui rapportant des rentes, mais d’autres abandonnées et en ruine. Avec le succès de son activité de copiste et de libraire, et l’apport de sa femme Pernelle, deux fois veuve avant de l’épouser, ces investissements immobiliers, faits dans le contexte de dépression économique de la guerre de Cent Ans, ont probablement contribué à sa fortune

Il mourut le , 22 ar 1418 et fut enterré à l’église Saint-Jacques-la-Boucherie où sa pierre tombale fut installée sur un pilier au-dessous d’une image de la Vierge. L’église fut détruite à la fin de la période révolutionnaire, vers 1797. La pierre tombale fut cependant conservée, et rachetée par un antiquaire à une marchande de fruits et légumes de la rue Saint-Jacques-la-Boucherie, qui l’utilisait comme étal pour ses épinards

. Rachetée en 1839 par l’hôtel de ville de Paris, elle se trouve actuellement au musée de Cluny : « Feu Nicolas Flamel, jadis écrivain, a laissé par son testament à l’œuvre de cette église certaines rentes et maisons, qu’il avait fait acquises et achetées à sonvivant, pour faire certain service divin et distributions d’argent chaque an par aumônes touchant les Quinze Vingt, l’Hôtel Dieu et autres églises et hospitaux de Paris. Soit prié ici pour les trépassés. Ses ossements, ainsi que ceux de son épouse Pernelle inhumée avec lui, sont alors transférés aux catacombes de Paris

Lors d’un procès concernant sa succession, un témoin disait déjà que « [Flamel] estoit en renom d’estre plus riche de moitié qu’il n’estoit ».

C’est dans ce contexte qu’apparut la rumeur qu’il avait dû sa richesse à la découverte de la pierre philosophale des alchimistes, capable de transformer les métaux en or.

Sa légende

C’est celle d’un  supposé alchimiste ayant réussi dans la quête de la pierre philosophale permettant de transmuter les métaux en or. À cause de cette réputation, plusieurs traités alchimiques lui furent attribués, de la fin du  siècle au  siècle, le plus célèbre étant Le Livre des figures hiéroglyphiques paru en 1612. Ainsi, « le plus populaire des alchimistes français ne fit jamais d’alchimie.( wikipédia)

Montmartre et ses fantômes

Sur l’étymologie du nom de Montmartre, les historiens ne sont pas arrivés à se mettre d’accord ! Tandis que certains clament que son nom vient de « Mons Martis » et Mons « Mercuri » en raison des vestiges de temples élevés en l’honneur de Mars et de Mercure, d’autres le font dériver du Mons Martyrum (Mont des martyrs) à cause de la légende du martyr Saint-Denis, décapité au 3e siècle et qui aurait ramassé sa tête et marché jusqu’à l’emplacement de l’actuelle basilique de Saint-Denis.

On sait que l’Eglise a christianisée tout ce qu’elle a pu de la religion païenne : les fetes, les célébrations , les sites, les récits païens. Qu’elle est fait sienne l’origine du nom « Montmartre «  en remplaçant le Mont de Mercure et de Mars par le nom de Mont du martyr décapité et fort plausible !

La fontaine bienfaisante 

La fontaine miraculeuse de Montmartre (origine de st Denis qui décapité aurait marché six kilomètres portant sa tête et serait arrivé à cette fontaine et aurait lavé sa tête

Le Rocher de la sorcière de Montmartre


A Montmartre, entre la rue Lepic et l’avenue Junot, en empruntant le « passage de la sorcière » vous arriverez à une fontaine abandonnée très étrange, le fameux « Rocher de la Sorcière ». Cette dernière se situe face à une belle bâtisse qui fut occupée un temps par une vieille sorcière

Montmartre la rebelle
 Au moyen age et sous la monarchie, les habitants de Montmartr étaient principalement des ferrailleurs, des chiffonniers, des gens vivant de la récupération  On y croisait aussi des voleurs, venus se cacher (d’où le surnom de “maquis”) dans les ruelles labyrinthiques du quartier et des petits voyous, que l’on appelait communément les « Apaches ».

Malgré les apparences, Montmartre avait donc plus l’âme d’un village que d’un bidonville. Malgré la pauvreté, l’insécurité et le manque d’hygiène, tout ce petit monde constituait une communauté socialement organisée, solidaire et unie.

Lorsque le baron Hoffmann fit faire les grands travaux à Paris, beaucoup de gens modeste durent quitter le centre de la ville et durent aller s ‘installer sur la colline, sur la butte de Montmartre où ils construisirent des cabanes en bois. Les artistes sans le sou vinrent également peupler Montmartre.

Toujours au 19ème siècle, les loyers de Montmartre étaient dérisoires. Une population d’artistes sans le sou y trouva refuge. Géricault, Corot, Renoir, Toulouse-Lautrec ou encore Vincent Van Gogh se réunissaient souvent au café de la « nouvelle Athènes », à hauteur de l’actuelle entrée du métro Pigalle.

Aujourd’hui encore, le quartier a su garder cet héritage artistique et les peintres sont légion dans les ruelles de Montmartre. Les légendes courent toujours le long des ruelles et des escaliers.

Du café de la Nouvelle Athènes fréquenté par Manet, Degas, Pissarro, Seurat, Van Gogh et bien d’autres à la fin du XIXe siècle au Bateau-Lavoir où Picasso peint Les Demoiselles d’Avignon, Montmartre connaît un véritable âge d’or.

Le bal du Moulin Rouge inspire Toulouse-Lautrec, la rue Cortot abrite les amours tumultueuses de Suzanne Valadon, le père Frédé déclame en compagnie de Carco et de Mac Orlan au Lapin Agile ; plus tard, Breton et les surréalistes se réunissent au Cyrano.

La basilique du sacré choeur

La construction de la basilique du Sacré-Cœur est fréquemment associée aux événements de la Commune de Paris, et on trouve dans des documents officiels et des ouvrages d’universitaires, la thèse selon laquelle elle aurait été construite pour « expier les crimes des communards ».

Le choix d’ériger la basilique sur la colline de Montmartre était hautement symbolique, car c’est là que débuta l’insurrection le 18 mars lorsque les troupes d’Adolphe Thiers viennent enlever à Paris les canons qui y étaient entreposés. Le peuple de Montmartre et de paris s’y oppose et les coups de fusils pleuvent.Des victimes tombent des ceux cotés : de l’armée et des futurs « communards ».

« La butte rouge » cette chanson, rappelle l’épisode sanglant et héroïque où la population s’est emparée des canons pour résister à l’ennemi étranger : les prussiens et a désobéi aux ordres de sa propre armée  dirigée par homme qui venait d’abdiquer ! Hommage aux résistants ! Hommage aux communards  !

C’est aussi pour cela q ‘il plane toujours à Montmartre, cette liberté , cet esprit rebelle, cette volonté de lutter de contester l’autorité, qui fait que beaucoup d’artiste et de penseurs s’y sentent bien et y re trouvent leurs repères !

Un abri anti bombardement sous la gare de l’Est

C’est en juillet 1939 que l’armée française décide de « construire un abri / bunker contre les bombardements permettant la continuité du service ferroviaire en cas d’attaque » explique Pierre-Henry Muller… Les agents SNCF (toujours propriétaire de l’endroit) pouvaient donc gérer la circulation des trains de ce bloc de béton armé de 120 m2, entièrement hermétique à l’extérieur grâce à trois portes blindées.

Conclusion

Paris n’a pas fin de révéler ses secrets et ses mystères.Ville mythique et mystique, la plus belle du monde, elle attire aussi bien les adeptes de sciences occultes que le simple touriste amoureux de ses beautés.

Alors ami voyageur, sachez étendre votre regard aux trésors cachés de Paris dissimulés de vos yeux .Sachez ouvrir vos oreilles aux incroyables légendes perdues qui flottent le long des quais de Seine et sur la butte Montmartre. Sachez humer les parfums étranges qui s’échappent ici et là aux détours d’une alcôve. Savourez l’eau fraiche des ruisseaux parisiens : Ménilmontant Gravelle, Montreuil de Saint-Germain et cueillez les lilas qui s’accrochent toujours aux maisons de Montmartre.

Ah si les pierres de Paris pouvaient parler,elles vous en conteraient des histoires !

les escaliers de Montmartre

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