Contes et légendes de par chez nous- Carmen Montet : La Bataille du Bessat à la croix de Chaubouret ( le Pilat -Loire )

Le lac maudit du « Chaubouret »

1562 pendant les guerres de religion

Croix du Chaubouret

Amis, on ne sait encore où commence l’Histoire et où s’arrête la légende. Durant les guerres de religion, à la Croix du Chaubouret du Bessat, eut une terrible bataille opposant les Huguenots d’Annonay, aux catholiques de notre région.

Les protestants cherchaient des armes pour la guerre civile qui ensanglantait la France . Saint-Étienne sans être la grande ville d’aujourd’hui , était une ville importante, réputée pour ses arsenaux et ses armureries .

Croix du Chaubouret

Donc le 27 octobre 1562, François du Buisson Huguenot, venant d’Annonay , prend la tête de 140 protestants et empruntant la route du Ternay, Saint -Julien, Colombier, Graix ,le Bessat, Rochetaillée arrive à Saint -Etienne à l’aube. Il réussit à y pénétrer et pille tous les magasins d’armes.

La légende dit qu’un vaillant capitaine Huguenot, se dirigea vers une petite armurerie bien cachée au fond d’une cour. Il y trouva un maître d’arme et un coffre scellé. Il se fit ouvrir le coffre, et en sortit une épée merveilleuse illustrée de pierres. Le maître d’armes le supplia de la laisser là où elle était, et lui raconta qu’elle avait appartenue aux templiers, et que, à quiconque s’en servirait, elle porterait malheur.

Mais le jeune capitaine très excité par la trouvaille, refusa de remettre l’épée à sa place ! Il ne croyait pas à ces légendes. Il bouscula le maître d’arme et sortit.
Le retour fut tragique : remontant de Saint -Etienne, la troupe Huguenote arriva au Bessat. Là ,elle tomba dans une embuscade : 1500 catholiques du Pilat du Jarez et de Saint-Etienne, les y attendaient !

Le seigneur Pierre d’Urgel de Saint Priest, seigneur de Saint -Etienne demanda à son fils Jean, d’organiser une expédition punitive.. Il demande l’aide de son cousin : Christophe d’Urgel de Saint-Chamond.

Rochetaillée-http://www.jessy-photographie.weonea.com/fichiers/009.JPG

Leur armée reçoit le renfort de la petite garnison du château du Thoil sur la route du Bessat, ainsi que celle de Rochetaillée . La moitié des soldats était arquebusiers. Cette armée puissante guetta les protestants au défilé du Chaubouret ( qui a deux origines : Chad cime borée : vent du nord, et Chaud : cime borrel bourreau : où l’on pend les condamnés) .

A cet endroit « maudit » ( d’après la légende il y aurait eu un « lac perfide » ou une étendue d’eau importante marécageuse . (1) Ce lac caché par les hautes herbes aurait été un danger certains pour les voyageurs imprudents égarés dans le brouillard ou la neige qui s’y seraient noyés ou auraient été engloutis . En ces lieux maléfiques, donc , toute la troupe huguenote fut massacrée. On retrouva plus tard dans ces endroits des armes laissés par les Huguenots .

Qu’advint- il du jeune capitaine ?

Le jeune capitaine dut se battre contre trois ennemis et fut mortellement blessé. Lorsqu’un des assaillants essaya de lui prendre l’épée, elle lui brûla la main. Un autre essaya de la briser sur une pierre, il se brisa les côtes. Enfin le troisième la jeta le plus loin possible pour conjurer le mauvais sort.

On dit que l’épée est toujours dans les bois du Bessat et que celui qui la ramènera à sa place d’origine, se verra octroyer des pouvoirs surnaturels…A ce jour personne ne l’a retrouvée.
Alors touristes, vacanciers, habitants du Pilat de sa région du Jarez de Saint-Etienne, qu’attendez vous pour partir à sa recherche !

Peut être ne retrouverez-vous pas d’épée mais quelques ruines du château du « Thoil » gardant dans ses pierres tous ses mystères ? Ou peut-être les croix évocatrices de la bataille ?

Mais la découverte de paysages grandioses et magnifiques sont les vrais trésors à découvrir et font de cette région une des plus belles et mystérieuses de France !

A la croix de Chaubouret , à côté du chalet des Alpes, au pied du restaurant il y a une mare aux canards . Cette mare serait en fait « les restes » d’un lac qui fut comblé par le maire de la Valla au XIX siècle, Joseph Matricon. Ce personnage parle d’un des deux grands travaux qu’il réalisa en tant que maire car le Bessat appartenait à la commune de la Valla avant de devenir commune indépendante. Il se félicite d’avoir « combler ce lac perfide » dont -il ne reste plus rien aujourd’hui si ce n’est cette mare aux canards !

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