Val Baudet : Quand je m’endors le soir c’est au bord de mon lit.

Quand je m’endors le soir c’est au bord de mon lit. Il me semble que j’ai toujours été au bord de quelque chose, mais jamais vraiment dedans.

Comme être en apesanteur entre le jour et la nuit.

Est-il possible de flotter dans un monde parallèle où effleurer l’instant n’userait pas le souvenir, pas plus que le drap ne porterait l’empreinte de l’absence…

Au bord de moi, j’arrache à la nuit des bribes de voix et les couche dans mon lit ; ce sont comme de petites poupées, apprivoisées, on leur fait dire ce que l’on veut parce que quand même la nuit, elle ressemble à une petite mort.

Alors je me cache sous mes draps et plonge dans le fond du lit, toujours au bord, au bord d’un poème, au bord d’une réflexion qui part en friche dans le paysage de mes nuits blanches.

Val Baudet rejoint aujourd’hui la communauté des poètes du Dix Vins Blog et je ne doute pas que sa poésie vous enmerveillera…

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