Un jour, un poème : Pascal Depresle

Ici les pierres s’ennuient qui offrent leur frissons
Aux derniers rayons
Des soleils métalliques
Qui vont de berge en berge

Il s’en faudrait d’une couleur
D’une douleur
Pour retourner tourbillonner en souterrains
Miner les sources explosives
Anti personnelles
Mais rien contre toi
Juste ce quelque chose
Que je n’aime pas
Ou que je n’ai pas
Aimé

Précipice qui t’attire vers le haut
Abrupts sont les mots
Qui mènent aux veines
Des orpailleurs
Du feu et du bonheur
Quand il ne reste au fond que l’eau à tamiser
Et l’espoir concassé
Ou simplement un peu de vase
Qui n’aura pas de fleur
Miettes sculpturales
Balayées
Stalactites oxymores qui s’en vont vers le ciel
Percer d’autres
Raisons
Anacycliques absents aux reproches d’être juste
Un jour un peu plus près
Un jour un peu plus loin
D’être un jour
Simplement
Le reste d’un empire
Qui n’allait nulle part
Pas même
D’un monde
A l’autre

Sasha Kurmaz -Tree Carving – Sasha Kurmaz

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