Almanach Vermot 1940

Histoire du bâton du chef d’orchestre

C’est Lulli qui est l’inventeur du Bâton de chef d’orchestre. Le maître de musique, chez les anciens, battait la mesure, tantôt par le mouvement du pied, tantôt en réunissant les doigts de la main droite dans le creux de la main gauche. Il y avait aussi le claquement des écailles, des ossements, des coquillages, d’où l’origine des castagnettes.

Le premier, Lulli, ne sachant comment inculquer à ses violons le sentiment de la mesure, s’arma d’un bâton haut de six pieds, dont il frappait rudement le plancher. Un jour, il frappa, non sur le sol, mais sur son pied. La blessure d’abord légère, par suite de refus de soins, devint gangréneuse et provoqua la mort du célèbre musicien. Le bâton continua son rôle jusqu’à la fin du XVIIIé siècle. 

C’est Strauss qui imagina le bâton de mesure. A sa mort, en 1849, dans un concert populaire, le doyen des violonistes offrit, devant trois mille spectateurs, à Johann Strauss, son fils, ce bâton devenu célèbre.

Celui de Meyerbeer était d’argent massif. Mozart conduisait les choeurs à Salzbourg avec une baguette d’ivoire. Et c’est Hamebeck qui imagina, à l’Opéra de Paris, en 1824, ce fameux coup d’archer sur le bois du pupitre qui dominait subitement toutes les rumeurs de la salle.

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