Julie Ladret –  » Nausicaa « 

Que la vie demeure à Port Bon
Belle ingénue au corps perdu, au corps coupable.
Si tant est que l’impuissance tente,
entre tes mains,
de diriger l’échine du bleu.
Hégémonie du sort!
Je t’aime
Et je vois ton regard boréal,
me narrer le mythe d’un galion sans or
déversant son rouge-coeur vers d’inexorables contrées de peurs.
Et d’Amour, je t’en verse sans retenue,
vers l’envers de droites falaises colorées de colères.
Fadaises prose que je pose là!
Devant le Sacre bleu d’une noble mousse en haillons.
Tu mouilles dans l’oeil de la blanche borgne.
Quelle épopée!
Que de grimper, en pire hâte, tout en baisant la terre vigie de tes pénates.
De revenir,
Sors Dragon de l’eau!
Du sang coule d’ici et de lassitude.
Entre caches et latitudes,
Antre de pierres.

Il aura suffit d’un instant de vie,
une seconde éblouie de néant à néant,
pour t’aimer follement.
Pour engranger Demain nourricier
Éloigner Scorbut de tes filets
Gangrener la mort dans l’âme
Par la tėnèbre Phaidra!
Il aura suffit d’une saline solution d’espérance dans un chaudron.

C’est que la volonté suppose mal ce qu’il y a à l’intérieur de la pensée,
Pistil ou Androcėe.
N’y a-t-il pas l’aimé qui dérive la pestilence vers le haut mat érigé de l’aimance?
A qui donc appartir, preux ou proue?
Soie de l’autre ou vagues fracassées?
Du pollen vient à manquer à l’herbe aux gueux
quand pousse la mer sous le sec du bois lépreux
À en perdre la vue.

C’est que la raison repose sur un jet de dés actioné par des bras axiomatiques.
C’est que les déraisons dansent sur le ponton aux bords ordaliques.
L’amour sait où frapper le doux-fer mais pas éteindre le femme-feu.
L’amour est une sorcière en manque d’eau et de sceau.
Une écorchée sans nom, sans fond
à la recherche d’une peau d’âme à immiscer.

Belle incongrue!
Ta rémission à corps fou retient la chute de mes phares defaits dans l’étendue naufragée.
A tes pieds, puis-je pétrir une chimère?
Une hydre salutaire, un multiple de vie?
Que ma reddition soit le prélude
D’une guerre à l’issue prometteuse
D’une paix à l’issue hasardeuse
Dernière dune, rempart de grains
Contenant l’assaut des chiens
Laisse Liberté s’encheviller!
Les sans-vers et les sans-vergogne n’ont pas de filles à revenir à Port Bon
Cogne le dong à l’arrivée de « Naus »
Vaisseau des vaisseaux
Azurė roulis
De joie rougie
Regarde-le avancer d’un flot assuré.
Debout sur la jetée,
Je l’attends.

Le ciel s’est hissé haut aujourd’hui
Au dessus de la toile d’huile.

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