Carmen Penn Ar Run – Poésie

La torpeur qu’on nous impose
et qui laisse la terreur
comme une plainte grimpante
propager ses rumeurs
– des fléaux mercenaires –
de jardin en jardin
recouvre la terre
d’une toile impénétrable

Le puits où tombent tant
d’enfants sera condamné
Il faudra vivre en palier
supérieur et condamner
l’eau souterraine

Nous éloignons-nous
du clapotis des sources
pour nous éteindre
en heures vicieuses ?

L’eau est dans le regard
du moineau, un brin de sourire
au bec il tend ses ailes aux rayons
du soleil et c’est baisers qu’il décline
en pépiements graciles entendus
par la pulpe de nos doigts
lancés vers le charnu
de la vie

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