Julie Ladret – J’écrirai quand je serai morte

J’écrirai quand je serai morte de telle sorte que le repos éternel m’apparaîtra plus palpitant et donc moins définitif !

Passé de l’autre côté, je ne compte plus
Personne ne parle, à peine plus de rime
J’écris sur le corps de la nuit, aux nues , j’écris.
Parfois
M’échappe
le crissement d’une mine
que le vivant poète interprète
comme
le bruissement d’un ange.
S’il savait!
Ce que je suis.
Fille en jachère!
S’il savait,
Qu’avec hégémonie, je place
la fable de l’inné à son côté et
le fer de l’acquis à son autre.
Qu’avec dysharmonie, je verse
dans toute sa naissance…
S’il savait
Qu’il lui fallait tant mourir pour me plaire
Vautre érudit!
Il se tairait, de sa toute-puissance, il se tairait.
Il se briserait, sur mes phalanges, il se briserait

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