Par quel amour m’aimes-tu ? – Julie Ladret ( Suite )

16 Juin 2019

/Au commencement était l’assourdissement…/

Ô Coeur dantesque, gréco-romain-sacro-Païen, d’où naît la lumière noire qui se révèle à elle-même, Autre.

Mille feuilles, le superposent complexe.
Au sexe, n’impose ni égards moindres ou surannés, ni réparties tranchantes ou fleuries.
Au vide, s’oppose, à ma voix vide de son
Au vide, s’oppose, à ma voie vide de sens

Coeur explose d’une turbulente prose que je déconstruis et recompose de vains alexandrins.
La prose nécessaire au canon de mon ère,
La prose nécessaires au chaos ordinaire.

Mon battant de la démesure,
Mon intrinsèque,
Mon errant inhérent,
Demain est à Moi, Cristallin, Chist à l’Autre.
Trouve l’aboutissement dans l’absolu de la question,
dans l’absolue abolition de mon emphase.
Ma voix ferme, suture, inane à trancher l’ouverte extase.
Parler m’affligerait de Raison, de compréhension, d’un manque de rauque et de relief.
Mon Coeur n’est utile qu’à la Nef-Création.

À la Raison, son raisonnement
À mon Coeur, la résonance
À la Création, la liance entre le dedans du dehors et le dehors du dedans.

Pars, Coeur-poème, dans la souvenance
Par Coeur, peau aime et rappelle l’enfance
Souviens-moi
Que le son précèda le sens comme il le suivra,
Du sublime de la vie à la superbe de la mort,
Du vagissement au gémissement.
Souviens-moi
De l’encore et du toujours une fois,
La première fois où mon oeil s’ouvrit comme une écoute, pleine, comme une lune, juteuse, comme une mangue.

Fresque demeure
Au tympan circonvolu de l’avant-savoir, de l’avant-lyre.
En tous cieux, je crois au charbonnier qui croit en sa Foi qui croît en lui et donc en moi d’un arbre généreux qu’il coupa et brûla comme une sorcière,
– Pour le charbon!
Pour l’écœurement en manque de sédiments.

Sédimentaire, ma chère raison se liquéfie, se versifie
C’est à ne rien y comprendre!
C’est tout à entendre, à sentir, à voir, à toucher, à goûter, à aimer
Je me stratifie la pensée : Je est Autre et n’a de cesse d’atteindre cette trinité étrange: Je est Autre en Nous.
Nous, l’univers
L’uni-vers
Le Vers de l’existence,
Celui qui ne s’écrit pas, ne se lit pas,
Celui qui brûle infiniment au charbon du cœur dėhiscent et aphasique.

Dehiscent et Aphasique
Taire et jaillir
La divine comédie du sort
Comme Lucifer de sa boîte

Meurs céphalėe tumeur
Multiple nécrosé
J’exhorte mon aorte
De pulser l’air du cœur

Ô Pensée, singulière complexité
Sois périple, le quantique des cantiques
Sois Terre du jaillir
De l’autre côté, va, viens,
bois l’eau d’ici, pais l’au-delà

Je suis la transhumaine qui suit sa transhumance d’amours vives
D’amours vives!

/… A la fin des temps, le chuchotement,
« Bienheureux les simples d’esprit… »
Bienheureux les troublés du Cœur
« …Car le royaume des Cieux est à eux »…/

Photo Julie Ladret

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