LASSA de Laurent de Coudenhove – Le coup de cœur littéraire de Pierre Thévenin

«  Après une enfance facile, une entrée dans la vie d’adulte réussie (prof et marié), j’ai tout abandonné pour partir en quête. De retour après 15 années de « vaguance », je m’adonne maintenant à mes passions tout en gardant la liberté pour blason. Pour info : j’ai trouvé ce que je cherchais. C’était à deux pas, j’en ai fait cent mille.  » Laurent de Coudenhove.

LASSA

Une planète qui pourrait être la nôtre et un engin spatial parti de Gend’ria, autre terre située à plus de 300 ans de distance.

Dans le vaisseau, une jeune fille de 14 ans, Lassa, issue d’un hologramme et d’un rêve, et qui, forcément, n’a jamais vu d’humains mais, grâce à Stilv, connaît une foultitude de choses concernant leur vie. Stilv ? Le nom du vaisseau, une espèce d’ordinateur géant et sophistiqué.

Lassa était attendue sur le plancher des hommes depuis belle lurette, comme le Messie ( en guise de prophète : Eléa, qui avait débarqué quelques siècles plus tôt et avait commencé le travail). Autre analogie avec le Christ : on doit à la nouvelle « Mère de l’Humanité » (qui, modeste, n’aime pas être dénommée ainsi) plusieurs actions miraculeuses, comme ôter une flèche plantée dans le dos d’un habitant ou encore la guérison express d’un enfant condamné depuis la naissance au fauteuil roulant. Et également la duplication, référence à la multiplication des pains. On fabrique des clones à l’envi mais aussi des doubles d’objets et d’animaux, ce qui permet de rejeter à l’eau tous les poissons frétillant au bout de la ligne et laisse quand même largement de quoi manger.

Les autres bêtes présentes sont très peu nombreuses : un chien, Actarus, un écureuil que Lassa adopte mais qui s’avère être un envoyé spécial des « méchants » ( voir un peu plus bas ). Et surtout des chevaux, montés ou tirant une charrette en l’absence d’autres moyens de locomotion. Une époque révolue. Celle d’avant le règne de la technologie.

L’histoire montre que cette dernière peut œuvrer en faveur du bien et non de la destruction. Message transmis à Dassault et consorts.

En fait, les véritables héros du livre, ce sont les mots. Les « mots d’Avoir », ainsi que les appelle l’auteur. Des vocables communs mais qui, imprégnant l’esprit des gens, possèdent un pouvoir magique. Grâce à eux, on peut dupliquer, figer, rajeunir et même se rendre invisible, ce qui est bien pratique pour combattre les forces du mal. Il existe trente-deux mots de base, que les gens du village ayant accueilli Lassa tiennent d’Eléa, et ladite Lassa se charge de leur en livrer plein d’autres. Et les voilà partis enseigner toutes les nations. Tâche indispensable car on n’est pas chez les Bisounours : il existe aussi des malheureux à l’égard desquels d’infâmes exploiteurs, les prêtres de Ka, pratiquent un servage éhonté. Les paysans qui ne peuvent s’acquitter de leurs impôts sont arrêtés, envoyés aux travaux forcés où ils survivent à peine tant leur condition est terrible. Dans des mines, au fond de trous pires que les « fillettes » de Louis XI.

Alors, pour remédier à cette situation tristement moyenâgeuse, Lassa et ses amis (surtout son grand copain Kelvin, et Camille, la sœur de ce dernier) recrutent, usant de l’aide télépathique précieuse de Stilv, toute une armée de volontaires pour en finir avec cette exploitation digne d’un Pol Pot. Grâce aux mots d’Avoir, ils creusent des tunnels, pénètrent dans le château du Grand Prêtre de Ka et délivrent une flopée de prisonniers. Ils ne tuent pas les gardes, se contentant de les endormir. D’ailleurs, le mot « mort », familier aux Prêtres et à leurs soldats, n’a pas cours chez eux.

Pas de loi du talion mais des châtiments justes et humains : Arrêtés, les tortionnaires remplacent les travailleurs forcés dans les mines mais eux ne sont pas maltraités et reçoivent de la nourriture en quantité suffisante.

Bref, tout irait désormais pour le mieux s’il n’y avait d’autres continents où enseigner, ce qui donne une fin ouverte. Par l’entremise de Kelvin, Lassa se trouve enceinte. Si son rejeton est du genre féminin, elle s’appellera Éléa … et rendez-vous au prochain tome

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