Arkel –  » Les parures du souvenir « 



cette année, le muguet se ramassait court
il n’avait pas assez plu
tu cueillais la clochette en pinçant la tige avec deux doigts délicat
accroupie comme pour les humeurs
tu laissais voir tes transparences
une biche passa pas loin
surprise autant que nous
ses yeux étaient beaux de beauté
nous nous sommes regardés
tes yeux étaient beaux de beauté
l’instant
éternel
comme une première nuit
éternelle
même si je ne l’ai pas fait
ma main était sur ta joue
et mon baiser prenait ta bouche
même si tu n’as rien dit
tu es venue vers moi
en silence
les arbres ont tout vu
et depuis dans cette forêt
se raconte une histoire de biche
et de baisers…
cette année-là, le muguet se ramassait court
il n’avait pas assez plu

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s