CLAIRE CEIRA, EDEA NANAKI, MURIEL ODOYER trois poétesses d’aujoud’hui

Claire CEIRA

Claire Ceira est née en 1952, elle est médecin et vit actuellement à Toulon. Elle a longtemps habité Amiens où elle a eu l’occasion d’avoir de multiples échanges avec Ivar Ch’Vavar, mais aussi tous les poètes, artistes, éditeurs qui forment ce tissu culturel si riche et si vivant en  Picardie.

Claire Ceira a participé et participe toujours à plusieurs revues de poésie et a publié trois recueils à ce jour  : «  Lettres de l’absence « ( en supplément à  » L’enfance « , l’une des revues historiques, aujourd’hui disparue, d’Ivar Ch’vavar ),   » Aquilin  » aux Editions des Vanneaux, et   » Voir, regarder-voir  » chez Polder.

 Pour la joindre : claireccile@yahoo.fr

Matin(s)

matin, début de rien,
dans l’air du petit jour et dans la nudité du ciel 
le refus des heures devant soi-la journée à vivre. 
je voudrais rester chez moi à regarder par la fenêtre 
la lumière se remettant peu à peu à couler
le ciel n’est encore qu’un volume troué de quelques vols, gris
tout est semblable aux jours d’avant dans ce matin figé.
il faut s’en arracher et s’avancer-se vêtir 
du personnage qui sert aux autres. 
la nudité 
disparaît.

parfois on n’est pas obligé de sortir (des jours rares)
on reste tard au lit tournant dans une grotte sombre 
de draps, d’oreillers, retenant les rêves. 
absolument personne ne vous attend – absolument rien n’est à faire 
quelque chose se détend peu à peu. une forme de tigre 
du dedans, qui s’étire avec les heures et bâille. 
une hypnose 
vient qui va durer jusqu’au soir – un poison d’eau, 
insinuante ondulante et lumineuse. on se laisse devenir sourd 
et lourd couler
dans un abrutissement de sagesse vide.

              Poème et toile de Claire Ceira

Edéa NANAKI et Muriel ODOYER


Edéa NANAKI

Edéa Nanaki vit à la Gorgue en Flandre intérieure. Après un baccalauréat littéraire, Edéa Nanaki a entrepris des études d’anglais.

La lecture est son passe-temps favori depuis son plus jeune âge. Elle a toujours eu une attirance et une préférence pour la poésie, notamment celles de Rimbaud, Verlaine et Baudelaire, mais n’avait jamais eu de réelle capacité d’écriture jusqu’au jour où une personne a pris, tenu pour elle, le rôle de muse. La plupart de ces textes ont une trame autobiographique et viennent à Edéa Nanaki de manière presque toujours spontanée.

Edéa a écrit à ce jour deux recueils : L’Amour de l’Ange – Editions Edilivre, 2016 – et Folle Féerie – Autoédition, 2018.

Page facebook : https://www.facebook.com/Les-po%C3%A9sies-dEdea-333846070299619/

Demoiselle

Je me sens bien, petit matin.
Je suis assise en cette église, 
Je lâche prise, aucune emprise.
Je me souviens, ce jour lointain.

Je méditais les yeux fermés
Et me détends. À un moment, 
Je les entends, légèrement…
Bien entourée, je suis aimée.

Comme un murmure, bel augure,
Bruissements d’ailes amènent à elle.
Le son perdure, il est si pur…

J’ouvre les yeux, l’éclat des cieux.
Au fond de l’aile, la demoiselle, 
Grâce d’un Dieu, feue par le feu.

Edea Nanaki
Ombre et Lumière 
Texte protégé

Muriel ODOYER

Muriel Odoyer vit en région parisienne. Elle est native de Vannes. Après des études de droit à la faculté de Nantes, elle intègre la fonction publique où elle occupe différents postes à responsabilité. Des événements dans sa vie l’amènent à réaliser un profond travail intérieur.

Pendant trois années, Muriel Odoyer partage ses états d’âme quotidiens sur un réseau social ; ses attentes, ses espoirs, sa tristesse, sa joie aussi, tout ce qui donne sens à son existence, elle l’exprime avec ses mots : limpides, simples et harmonieux, et dans le partage avec ses amis et qui lui inspire son premier recueil  » Poèmes pour guérir l’âme  » ( 2018, Editions Maïa ) 

Il suffit,
Il suffit d’un rêve
D’une ouverture dans la nuit
D’un chemin qui élève 
Au cur de l’infini
D’un voile qu’on enlève
Sur ses yeux endormis
D’un petit bout de trêve 
Dans le temps de sa vie

Alors,
Alors on se relève 
L’esprit tout aguerri
Sans armure, ni glaive
On affronte l’ennui
On le perce, on le crève
Sans pitié ni répit
D’un seul coup on l’achève 
On le jette aux oublis

Et puis,
Et puis dans le réel 
L’image trouve sa place
On lui fait la part belle
On l’étreint, on l’embrasse
Comme une joie nouvelle
Qui nous vient, nous dépasse 
Nous donne un autre ciel
Où les nuages s’effacent

Ainsi,
Ainsi on se rappelle
Qu’à chaque jour qui passe
On doit ouvrir ses ailes
S’envoler dans l’espace
Laisser son escarcelle
Retomber de sa masse
Garder dans sa nacelle
Seuls, les rêves que l’on trace

MO, 14/06/2018

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