Cent ans en pays stéphanois et forézien – 1994-1995 – Serge Granjon


1994-Tourisme économique

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M. Lassaigne se serait estimé comblé. Il avait légué à la ville des terrains vers Villeboeuf, contre promesse de donner son nom à l’une des nouvelles rues du quartier. Or, celle qui fut choisie allait servir de cadre à la fabuleuse fabrique Mimard, commencée en 1916. Le gigantisme  » à l’ égyptienne « , mêlé d’un classicisme  » Grand Siècle « , serait le faire-valoir de tous les catalogues. jusqu’au jour où le sigle  » MF » de la manufacture, enserré de lauriers au-dessus des frontons, ne serait, à la façn du « N » napoléonien, que la marque d’un passé prestigieux.

Il fallut alors la foi du charbonnier pour convertir le site en palais des congrès, mais  » pas un palais des mille et une nuits  » selon Michel Thiollière, l’adjoint à l’urbanisme. C’était l’outil, certes merveilleux, au service de l’économie, qui l’emporterait. Son amphithéâtre de sept cents places, et ses salles de conférences, avec des techniques ultra-modernes, devaient attirer pour leurs colloques petites et moyennes entreprises. Il fallut ensuite l’appel à la croisade :

 » Stéphanois, soyez nos ambassadeurs ! « 

Dominique Vettier, directrice de l’Office de Tourisme et des Congrès, , galvanisa les volontés, martelant le sol d’un bourdon de pèlerin, au nom  » d’une cité du savoir-faire et de la matière grise, mère des inventions « .

Il fallait enfin garnir l’agenda des rendez-vous d’affaires, en suscitant un réflexe chez tout congressiste en puissance :

 » Destination Saint-Etienne « .

Lien Photo : Office de Tourisme Saint-Etienne Métropole

1995

Pôle d’équilibre

L’union fait la force : un contexte économique resté fragile incitait à mettre le vieil adage en pratique. Si l’emportait une volonté de développer la croissance, le désir d’aménager l’espace et de mener une politique globale d’environnement entraient aussi largement en compte.

Pour influer sur les pouvoirs de décision au lieu de se présenter en ordre dispersé, vingt-deux communes de la Loire choisirent de jeter leur potentiel dans un même plateau de balance : près de 11000 entreprises et commerces, représentant plus de 77000 emplois, se retrouvèrent dans  » Saint-Etienne Métropole « . L’idée, déjà ancienne, se trouva concrétisée à la mi-décembre.

pour Rhône-Alpes, face à l’avancée de la région urbaine en Isère, l’intercommunalité stéphanoise pouvait, à l’ouest, servir de contrepoids. Constat qui s’ajoutait à une raison d’être essentielle : ne pas se laisser phagocyter par Lyon, dont l’attraction demeurait bien réelle. Avaient refusé tout jumelage le canton de Saint-Galmier, ainsi qu’une grande partie de la vallée du Gier. Michel Thiolière qui oeuvrait pour le projet dès son arrivée à la mairie de Saint-Etienne, annoncerait bientôt le but de la fédération :  » Nous devons mettre en musique ce que nous demandent nos concitoyens.  » Il fallait s’attendre à des partitions variées, d’autant plus que la charte des communes de l’agglomération prévoyait l’élargissement possible des compétences.

Remodelée par des intérêts communs, l’agglomération passait au septième rang. Sa crédibilité à l’échelon national en avait pris du poids.

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