l’atelier d’écriture de maître Henry : Ni être, ni avoir

La victoire ( le Petit Con )

Il régnait une atmosphère lourde dans le palais présidentiel. Le Petit Con et le Général en chef recommencèrent une partie d’échecs tout en sirotant de petits canons. Ils suaient à grosses gouttes tous les deux.

La partie commençait très serrée. Soudain une explosion retentit, elle venait d’assez loin, semblait-il. Le petit Con et le Général se ruèrent à la fenêtre. En effet ils virent d’énormes flammes en direction du bidonville des Parias, situé à environ deux kms du palais.

«  Mon petit Jabberwock, je te félicite pour cet acte de bravoure, dit le général, tes hommes vont récolter une médaille ! La chienlit décapitée ne reviendra pas de sitôt ! »

général, je te remercie de ton aide, grâce à toi, la vermine disparait. Nos hommes restent les meilleurs face à ce mécréant de Barabbas, porte-parole maudit de ces satanés Parias !

Sur ces paroles ils retournèrent à leur partie d’échecs en buvant une bonne rasade de Whisky.

Deux minutes plus tard, le téléphone sonna et le commandant Rivera leur annonça que Barabbas ne vivait plus et que la vermine n’existait plus.

«  Mon petit Jabberwock, dit le Général, nous allons nous y rendre pour fêter la victoire comme il se doit !

Comme tu veux, général, Apportons le champagne pour célébrer ça avec les hommes !

Ils abandonnèrent leur partie d’échecs et montèrent dans la jeep du Général en chef, déjà passablement éméché.

Des centaines de cadavres jonchaient les rues de la ville. Les soubresauts de la jeep faisaient se pouffer de rire le Petit Con : il jubilait complètement à l’idée de cette magnifique victoire.

Mais le général devait rester le plus acclamé, grâce à lui toute esquisse d’une nouvelle rébellion des Parias venait de disparaître pour toujours.

Tous comme ces parias qui depuis des lustres pourrissaient la ville. Leur meneur Barabbas anéanti, la présidence pourrait dorénavant agir en toute impunité.

Le petit con, le Général et le commandant Rivera burent le champagne et se bourrèrent gentiment la gueule sur les lieux même de leurs exactions qui resteraient à jamais impunies.

Pascal Marconnet

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