L’atelier d’écriture de maître Henry : écrire sans être ni avoir

Exercice simple en apparence… Ecrire un texte sans utiliser les fameux auxiliaires dont nous abusons dans nos textes, sans même en prendre conscience et qui parfois nuisent à la qualité de notre si belle langue française. Auxiliaires passe-partout, voilà qu’Henry se met en tête de les nier, de les faire disparaître pour laisser la re-naissance à tous ses verbes expressifs que votre utilisation forcenée des dits auxiliaires reléguait depuis trop longtemps au panthéon des Belles Lettres.

Amis, écrivants, dépoussiérez l’écriture,retrouvez l’envie de raconter des histoires hautes en couleurs où les verbes le disputent aux adjectifs ou aux compléments. Fi des auxiliaires ! Vive le verbe et A vos plumes Elsapopin

MUGUET

Par une belle après-midi d’avril, je me promenais avec mon chien dans les bois à la recherche des premiers brins de muguet annonciateurs de printemps.

Tandis que nous gambadions depuis un petit moment, j’aperçus au détour d’un chemin un parterre de petites clochettes blanches posées sur un tapis vert et ocre.

Le coeur joyeux j’avançai vers les fleurs et commençai ma cueillette…tant et si bien que j’en oubliai mon chien.

Ce dernier trop heureux de la liberté que je lui offrais en profita pour fureter de-ci de-là.

Au bout d’un quart d’heure, mon panier plein, je m’avisai de la disparition de Cléo. Je fouillai des yeux, affolée, les bosquets avoisinants…Rien .

Je décidai de l’appeler, de la siffler sans résultat, disparue corps et âme. Sans doute partie à la poursuite d’une grenouille, souris ou lapin…Sale bête, va !

Toute une heure durant je fouillai, tournai, retournai chaque bosquet, buisson…sifflant et hurlant son nom à tue-tête. Évaporé, sans laisser de trace, le toutou à sa mémére.

Furieuse mais inquiète, je continuai mes recherches, puis le soir tombant je décidai de rentrer sans mon chien et sans muguet, mon panier oublié dans la clairière ferait le bonheur d’un promeneur.

Je regagnai donc ma voiture partagée entre colère et peur pour mon chien.

Et alors que j’arrivais sur la route, crottée, haletante, suante et désespérée je vis trottinant devant moi, sortie de je ne sais où, ma petite Chloé toute pimpante qui à ma vue remua la queue et aboya joyeusement.

CLaude Sans

LE CHAT BLANC

Tous les matins, lorsque je sors de chez moi pour prendre ma voiture, une petite boule de poils blancs vient à ma rencontre. Dès qu’il m’aperçoit l’animal saute de son point d’observation, situé dans le jardin des voisins, et court littéralement dans ma direction comme s’il voulait me demander quelque chose d’important ou simplement me dire bonjour, peut-être.

Il pousse des miaulements très sympathiques avec son museau taché de noir et ses yeux bleu azur. Il semble bien nourri et porte un collier autour du cou.

J’avoue que je commence à tomber amoureuse de ce mignon chat blanc et j’aimerais bien qu’un génie malicieux me transforme en félin pour aller m’amuser sur les toits de la ville avec lui.

Hélas,née humaine je le resterai, je le crains. Quelle vie de chien !

Andrée

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