Les poètes du CLA : Nadia Bilal

JUSTE AU CORPS

Les mains animées glissent, sauvages, sur l’épiderme incandescent

Ainsi s’esquissent les corps impatients sur le vaste carré blanc.

Sans pudeur, l’amour indécent

S’enlacent hors des cache-coeur,

S’échangeant des mots comptent doublent

A contre-jour de leurs peurs.

Au milieu des nuées dénudées de sans

Pareil à une ombre siamoise, il frise

Bombant la panse

En lettre arabe,

Électrique, il se convulse puis se galbe.

Sur les poitrines écarlates et juvéniles

Du plongeant corps sage,

A pas feutrés s’effilent

Des lèvres au carmin ramage.

La chair dans une transe lucide

Met à jour l’en-vert turquoise du décor de la créatude bifide.

Levant leurs corps à la santé de leurs capiteux péchés,

Du plafond sans fond

De romantiques équations

Aux rimes embrassées.

Nadia Bilal – Poésie en Stéphanie – 2006

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